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Action solidaire internationale, Rosa Luxemburg et la structure 350 unissent leurs forces pour exiger la fermeture de la centrale à charbon de Bargny. Dans le cadre d’une campagne dénommée «Delocalise Senegal» (enlever en anglais), ces organisations comptent mener plusieurs actions dans les prochains mois pour inciter les autorités étatiques à arrêter la mise en service de ladite centrale. «Par rapport à la stratégie que nous comptons mener, cette campagne est une continuité de ce qui a été fait. Il n’y aura pas que des activités de contestation sur le terrain. On va suivre un processus qui sera ponctué par un certain nombre d’actions pour faire face à cette situation.  Il y aura des rencontres avec les décideurs, il faut parler avec eux pour essayer de les convaincre», a expliqué Mamadou Barry, directeur exécutif d’Action solidaire internationale le week-end dernier, lors d’un séminaire de deux jours axé sur les impacts de la centrale à charbon.
Daouda Guèye du Collectif des communautés de Bargny rappelle que le Premier ministre Maham­med Boun Abdallah Dionne avait annoncé, lors de la dernière campagne des Législatives, que «les turbines de la centrale à charbon de Bargny seront transformées en tribunes à gaz en 2021, donc dans quatre ans». Pour lui, cette transformation ne devrait pas attendre 2021. «Si on consomme le charbon de 2018 à 2021, l’effet négatif sur les populations aura une durée de 25 ans. Et il n’existe pas dans le monde une centrale très proche des populations. Or, la centrale est dans un lotissement et se trouve à 497 m du premier quartier de Bargny…», dénonce-t-il.
Embouchant la même trompette, Landry Ninteretse de la structure 350 assure que «la centrale met en danger la survie de la communauté de Bargny déjà confrontée à l’érosion côtière et la pollution de la Sococim». Soutenant que «la centrale est une violation de la Constitution qui garantit un environnement sain et durable aux populations entières», les initiateurs de cette campagne considèrent que le gouvernement devrait procéder à sa fermeture par le simple fait d’avoir été rejetée par les populations. Ces trois organisations se disent ainsi déterminées à aller jusqu’au bout pour arrêter sa mise en service. Selon elles, le gouvernement sénégalais et ses partenaires peuvent retrouver les 125 Mw que devrait produire cette centrale à partir des autres ressources d’énergies renouvelables comme le solaire.
ambodji@lequotidien.sn

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