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Fermeture des salles de spectacle et interdiction des concerts, danses et chants dans les bars et restaurants : c’est l’enfer vécu en cette année 2020 par les acteurs culturels sénégalais.

S’il y a une catégorie de professionnels qui souhaitent que l’année 2020 balaye avec elle la pandémie de Covid-19, c’est bien les artistes sénégalais. L’arrivée au Sénégal en mars 2020 de la maladie apparue à Wuhan, en Chine, en décembre 2020 a frappé de plein fouet le monde de la culture. Les musiciens et autres instrumentistes ont vu leurs activités mises en arrêt forcé, à cause des mesures édictées par les autorités en vue d’éradiquer la pandémie. En effet, face à l’augmentation des cas de coronavirus, le président de la République Macky Sall a déclaré le 23 mars l’Etat d’urgence et instauré un couvre-feu sur l’ensemble du territoire. Tout le monde, sauf en cas d’autorisation délivrée par l’autorité administrative, a été contraint de rester chez soi de 20h à 6h du matin, avant que quelques mois après le couvre-feu ne soit maintenu de 22h à 5h du matin. Une situation qui a plongé les acteurs culturels dans d’extrêmes difficultés. Les salles de spectacle fermées, plus de concerts.
Dans l’espoir de reprendre leurs activités, l’attente est devenue intenable pour les artistes. «Nous ne savons plus où trouver de l’argent pour nos épouses qui doivent aller au marché. Nous avons aussi en charge les factures d’électricité et d’eau, sans compter le loyer. Il y a même des instrumentistes qui ont dû vendre leurs instruments pour survivre. Certains ont été expulsés de leur logement par leurs bailleurs, d’autres ont vu leurs compteurs arrachés par Sen’Eau parce que ne pouvant plus payer leurs factures. C’est une situation très difficile que nous vivons», se lamente le président de l’Association «Sama instrument», qui regroupe les instrumentistes du Sénégal, El Hadji Cissé. C’est incompréhensible pour ce dernier qui cherche à comprendre les décisions de l’Etat qui a autorisé l’ouverture des écoles alors que les lieux de spectacle restent, eux, interdits.

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