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Depuis l’annonce des mesures d’assouplissement le 18 mai dernier par le président de la République, plusieurs services devaient être ouverts au public. Seulement, d’après le Sudes, ce n’est pas le cas pour ceux du ministère de la Fonction publique. Dans un communiqué, ce syndicat de l’enseignement dénonce «la fermeture hermétique des services» dudit département «aux nombreux et divers usagers dont les dossiers administratifs y sont en instance de traitement». Selon Amadou Diaouné et ses camarades, «cette bunkarisation incompréhensible du ministère de la Fonction publique porte ainsi un grave préjudice aux agents de l’Etat en général, aux enseignants en particulier». D’après eux, «par cet état de fait, il y a une aggravation outrancière des lenteurs administratives qui ont notablement alimenté ces dernières années, les perturbations récurrentes dans le système éducatif notamment».
Le Sudes condamne «énergiquement le ministre de la Fonction publique pour cette mesure arbitraire et injuste». De même, il «exige la réouverture sans délai au public  et le fonctionnement correct et efficient de tous les services de la Fonction publique, dans le respect strict des mesures barrières à l’instar des services centraux de tous les autres ministères». S’adressant aux autorités, le Sudes informe que «le ministre de la Fonction publique sera entièrement responsable de toutes les perturbations qui pourraient survenir suite à la bunkarisation continue injustifiable de son ministère».
Pour mettre fin à cette situation, le syndicat «appelle les organisations de travailleurs de la Fonction publique, notamment d’enseignants, à se mobiliser pour la riposte contre la fermeture aux usagers d’un service public qui occupe une place stratégique dans la gestion de leur carrière». Dans la même dynamique, les membres de cette organisation ont exprimé leur «adhésion totale à l’initiative du G20 de lutte concrète contre cette mesure».

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