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Le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz.

La 29e édition des Journées cinématographiques de Carthage (Jcc), en Tunisie, se tiendra du 3 au 10 novembre prochain. Outre l’Irak, l’Inde et le Brésil, le Sénégal sera invité d’honneur. Mohamed Nejib Ayed, directeur général des Jcc, et Taoufik Jabeur, le chargé des relations internationales, ont à cet effet effectué une visite au Sénégal pour étudier les modalités de la participation sénégalaise. Ils ont, le jeudi dernier, avec la direction de la Cinématographie, rencontré la presse et quelques professionnels du cinéma, histoire de présenter leur programme et d’expliquer les raisons du choix du Sénégal.

Cette année, le cinéma sénégalais aura une autre vitrine dans le monde arabe. Ce, grâce aux Journées cinématographiques de Carthage (Jcc) qui ont décidé de faire du Sénégal le pays invité d’honneur, aux côté de l’Irak, l’Inde et le Brésil, de la prochaine édition en novembre. «L’année passée, nous avions invité l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Corée du Sud et l’Argentine. Cette année, nous invitons le Sénégal, l’Irak, l’Inde et le Brésil. Et quand nous disons invité d’honneur, ce n’est pas seulement un focus sur un cinéma, c’est un focus sur un pays, un cinéma, en choisissant de montrer comment a évolué le cinéma dans tel pays, comme avec le Sénégal», a souligné Mohamed Nejib Ayed, directeur général des Jcc, au cours de sa rencontre avec la presse et les cinéastes hier.
Ce dernier explique le choix porté sur le Sénégal : «La cinématographie sénégalaise est même plus ancienne que celle algérienne, marocaine ou tunisienne. C’est vrai que nous avons commencé ensemble, au début des années 60. Ça fait plaisir que la cinématographique sénégalaise soit remise sur le podium. Nous voulons montrer l’historique, faire un panorama sur le cinéma sénégalais.» A cette occasion, une forte délégation sera en Tunisie du 3 au 10 novembre prochain. Et focus sera mis sur les anciens tels que Ousmane Sembene, Djibril Diop Mambety, Paulin Soumano Vieira… et les jeunes Khadidiatou Pouye, Khadidiatou Sow. A côté, des films de Safy Faye, Moussa Touré, Mansour Sora Wade, Moussa Sène Absa seront aussi projetés.
Outre le cinéma, le Sénégal sera également présent à cette 29e édition des Jcc par d’autres arts, la musique et la danse notamment. «Les Jcc sont une fête. Elles se passent dans la rue, sur l’avenue Bourguiba. C’est en même temps un festival dans les salles et à ciel ouvert. On aura à montrer la musique et la danse à l’ouverture du festival, à la soirée sénégalaise, sur l’avenue Bourguiba et dans les nouveaux locaux de la Cité de la culture», a renseigné M. Ayeb. «Il y aura même une soirée où les arts culinaires sénégalais seront à l’honneur», a-t-il poursuivi.
Pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, c’est un grand honneur de voir le pays à la place d’invité d’honneur à ce rendez-vous majeur du 7e art. «Ce festival est l’un des premiers en Afrique. Des plus illustres aussi… On se félicite de ce choix porté sur notre pays», a-t-il dit.
Et pour ce qui est du focus, il s’en réjouit d’autant que c’est une grande «vitrine offerte à notre cinéma». Et insiste par ailleurs sur une participation positive et de qualité. «C’est une page très importante de notre cinéma qui sera mise en exergue. C’est une marque de reconnaissance et de respect à notre cinématographie, nos hommes de cinéma. Cela nous va droit au cœur. Le défis reste une participation qualitative», a-t-il relevé.
Au-delà du festival, d’autres perspectives s’ouvrent aussi pour le Sénégal. «On pense à un accord de partenariat entre la Tunisie et le Sénégal. On veut aller de l’avant pour un véritable partenariat et une véritable association dans le domaine cinématographique», a soutenu Taoufik Jabeur, le chargé des relations internationales des Jcc.
En attendant, la délégation tunisienne a exhorté les jeunes réalisateurs sénégalais à postuler en masse pour les rencontres professionnelles (ateliers de coproduction) et les compétitions officielles, parce que cette année, ce sera la fête du Sénégal à Tunis. Et qui sait, le Tanit d’or pourrait également être sénégalais.

aly@lequotidien.sn

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