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La ville de Gannat en Auvergne, France, a vibré au rythme des sonorités et cultures des quatre coins du monde, à l’occasion de la 46e édition du festival «Les cultures du monde». Pendant dix jours, les Gannatois ont vécu une effervescence toute particulière avec des spectacles, parades, prestations d’artistes venus d’un peu partout. La commune de Kédou­gou a été représentée à ce grand événement culturel par le maire Mamadou Adji Cissé et le directeur du Centre culturel régional.

Les rideaux sont tombés sur la 46e édition du festival «Les cultures du monde» qui s’est tenue dans la ville de Gannat en Auvergne, France, du 19 au 28 juillet dernier. Pendant dix jours, des artistes, acteurs culturels, chercheurs entre autres ont échangé et vécu des moments intenses grâce à la magie de la culture. Créé en 1974 par Jean Roche, par ailleurs fondateur du groupe folklorique de la ville de Gan­nat, «La Bourrée Gan­na­­toise», le festival a pour objectif de favoriser l’échange, le brassage culturel et favoriser la culture de la paix, la tolérance et la fraternité. Ces valeurs défendues par le festival se transmettent de génération en génération. L’année 2019, proclamée par les Nations unies Année internationale des langues autochtones, Luc Roche, directeur du festival de Gannat, dira que cette édition «s’inscrit dans ce cadre pour mettre en valeur cette préoccupation des Nations unies d’une part, et d’autre part préserver ce patrimoine qui est en danger». A en croire toujours le directeur du festival, «défendre la langue est une chose primordiale».
Pour cette année, le festival a mobilisé plus de quatre cents bénévoles et dix-sept groupes venus des différents coins du monde. Conscient que la culture est transversale et qu’elle est un bon vecteur de sensibilisation et un facteur de cohésion sociale, Luc Roche souligne que «la musique est un langage universel et un moyen de communiquer facilement». C’est pourquoi durant les 10 jours du festival, les productions musicales, prestations artistiques, parades n’ont pas manqué. Chaque jour avec son programme et son lot de surprises au grand bonheur des festivaliers et Gannatois. Pour le maire de la commune de Kédougou, Mamadou Adji Cissé, qui n’est pas à sa première participation, c’est l’agenda culturel mondial que «Kédougou a fini par inscrire dans son agenda». Déjà, informe l’édile de la ville, il y a une longue amitié entre l’initiateur du festival Jean Roche et Kédougou où il s’était même rendu pour réaliser un film-documentaire sur le peuple bassari. «Avec sa richesse culturelle, Kédougou a déjà pris part à ce festival et nous nous préparons pour les prochaines éditions», informe-t-il. Revenant sur les perspectives pour le Sénégal en général et la région de Kédougou en particulier, Youssouf Diatta, directeur du Centre culturel régional de Kédougou, précise  que maintenir la bonne relation avec ce festival a été possible, depuis l’édition de 2016, grâce au maire de Kédougou qui a pris en charge les billets d’avion et autres frais d’une délégation de 27 personnes (dont 2 groupes de danse traditionnelle, Bassari et Diallonké). Ensuite, à l’image du plaidoyer fait lors des conférences, «l’idée c’est de renforcer l’accompagnement des Peuples autochtones dans les initiatives d’inventaire, de sauvegarde et de promotion de leurs langues, traditions et croyances» souligne-t-il.

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