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Cette année les 72h de Hann-Bel Air, prévues du 3 au 5 septembre prochain, vont changer de format. Covid-19 oblige, le festival se déroulera online et va mettre l’accent sur la sensibilisation contre la pandémie.

Le coronavirus a bousculé les habitudes. Les matchs de foot se jouent à huis clos, les salles de spectacles continuent de prolonger leurs «congés forcés» à cause des mesures restrictives dues à la pandémie du Covid-19 et son lot de morts. Pour ne pas continuer à être «prisonniers» de ce virus, les acteurs culturels des quartiers de Hann-Bel Air et Yarakh ont décidé d’unir leurs forces en organisant les traditionnels 72 h de Hann-Bel Air au centre socio-culturel du quartier. L’évène­ment, prévu les 3 et 5 septembre prochain, se déroulera online avec comme thème «Aar sounou goxx, Aar sounou bop», entendez «Protéger notre environnement et se protéger soi-même». Organisé par Blaking entertainment, dont le coordonnateur est Ousmane Ndour, en partenariat avec la mairie de Hann-Bel Air, la troupe théâtrale Kaddu Yarakh et le centre socio-culturel de Bel-Air, l’évènement servira d’instrument de guerre pour aller en croisade contre le Covid-19, expliquent les organisateurs. «L’objectif est de contribuer à maintenir l’action culturelle des jeunes artistes des cultures urbaines, en luttant contre la pandémie du Covid-19 dans la commune de Hann-Bel Air. Autrement dit, nous ambitionnons de sensibiliser sur ce phénomène de l’augmentation des cas de contamination massive des populations», explique Ous­mane Ndour, lors d’un entretien. En plus de cette activité de sensibilisation contre la pandémie qui sera au cœur du dispositif organisationnel, les initiateurs de l’événement comptent mettre à profit les 72 h de Hann-Bel Air pour former les jeunes dans les métiers des cultures urbaines et permettre aux artistes d’avoir un cadre d’expression et de promotion des cultures urbaines sénégalaises. Les 72h de Hann-Bel Air est un projet socio-culturel qui se présente, selon Ousmane Ndour, comme une nécessité à l’heure actuelle, en ce sens que les organisateurs comptent en faire par ailleurs «un instrument de communication» dans un contexte marqué par une société de plus en plus «introvertie». «Actuellement, force est de constater que le manque de communication et de dialogue constitue un point majeur sur certaines situations que vivent les populations. C’est en ce sens que le projet est mis en place pour constituer un cadre de dialogue, d’échange de formation voire de sensibilisation pour les populations, mais particulièrement les jeunes par le biais de l’internet avec des formations digitales, du graffiti, des concerts et cyphers en ligne, des set-sétal et des dons de masques. Les artistes essaieront de sensibiliser par la création de fresques murales», liste Ousmane Ndour.

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