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Face aux violences qui gangrènent la société, la diva de la musique Sénégalaise se réclame l’avocate des femmes et des jeunes filles. Dans la conférence de presse qu’elle a organisée ce mercredi à l’occasion de la deuxième édition du festival «Chant des Linguère», Coumba Gawlo Seck et ses collègues artistes défendent la cause des femmes du Sahel et invitent les leaders à investir dans l’entreprenariat féminin.

La deuxième édition du festival «Chant des Linguère» s’est ouverte hier à Dakar. L’organi­satrice, Coumba Gawlo Seck, a fait face à la presse en présence de ses collègues artistes originaires des pays voisins du Sénégal comme le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Mauritanie. A cette occasion, ces musiciennes mènent une plaidoirie pour le développement de la cause féminine et veulent que ces violences dont les femmes sont victimes soient stoppées. Coumba Gawlo, elle, plaide pour que la capitale du Sénégal soit le point de retrouvailles pour toutes les femmes du monde qui veulent défendre leurs causes. Ainsi, poursuit-elle, «le festival «Chant des Linguère» est un programme qui tourne autour du dividende démographique et de l’autonomisation des femmes du Sahel pour que le message fort de la voix des femmes soit entendu». «Nous sommes émues par la mort de Bineta Camara qui a aussi ému le monde entier. Et en tant que femmes, nous voulons que ces actes barbares soient arrêtés.» D’ailleurs, elle raconte une anecdote. «En Mauritanie, si une fille est violée par quelqu’un, elle doit aller à la police pour avoir une attestation et c’est sur la base de cette attestation qu’elle peut se faire justice et la fille risque elle-même d’être emprisonnée. Il s’est passé un cas dramatique en Mauritanie quand une fille de neuf ans a été violée et ses parents ont passé des heures de commissariat à commissariat. On leur a dit que la personne en charge de ces papiers n’est pas là mais avant même que ses parents règlent ce problème, elle était déjà morte, et ça m’a fait vraiment mal et ce sont ces actes barbares que nous dénonçons.»

Investir dans l’entreprenariat
La diva de la musique Sénégalaise invite les leaders et les décideurs à investir sur la femme, particulièrement dans l’entreprenariat féminin. Ainsi la présidente de l’association La lumière pour l’enfance ajoute qu’il faut investir pour la promotion et l’autonomisation de la femme, pour le leadership et pour l’économie. «Tata Coumba est exemplaire. C’est une idole pour moi et c’est pour cette raison que je suis présente ici pour qu’ensemble nous défendions la cause des femmes et des filles à ce festival et surtout contre les violences et maltraitances que rencontrent les femmes», explique Josey, la chanteuse ivoirienne qui se produira avec ses collègues dans des concerts en banlieue jusqu’au 29 juin.
Stagiaire

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