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La 4e Edition du Festival film femme Afrique a révélé les films primés par les jurys court et long métrages. Hawa Aliou Ndiaye pour «Kuma» et Myriam Touzani pour «Adam» sont les lauréates.

La 4e Edition du Festival film femme Afrique s’est achevée ce samedi par la remise des récompenses aux meilleurs films de la sélection. Et c’est la Malienne, Hawa Aliou Ndiaye, avec Kuma et la Marocaine, Maryam Touzani, pour Adam qui ont été récompensées. Le jury lycéen a également attribué le prix du meilleur scenario court métrage au film Turning ten de Jaylan Auf, un prix doté d’une bourse pour la participation à une résidence d’écriture. Le jury court métrage était composé de 5 jeunes lycéennes de Dakar qui ont choisi Kuma, le film de Hawa Ndiaye, qui raconte l’histoire de Anita, devenue muette suite aux violences de son père. «Em­prisonnée, jugée folle, pour sortir de son silence, il ne lui reste plus qu’une chose à faire : agir», lit-on dans le résumé. «Je suis toujours honorée d’avoir un prix pour ce film parce que je parle au nom de ces victimes, surtout mes proches qui souffrent en silence. Et ce sont des faits réels qui existent encore», indique la réalisatrice.
Pour la compétition long métrage, le film de la Marocaine Myriam Touzani remporte le Grand prix doté de deux millions de francs offerts par Canal. «Le film Adam est vraiment dans le thème de cette année. On parle de femmes en résistance et on retrouve trois femmes. Déjà, c’est une femme qui l’a réalisé et il y a trois femmes de générations différentes. Il y a la petite fille, la maman et la jeune fille qui est en état de grossesse sans être mariée, ce qui est interdit dans ce pays. Du coup, la réalisatrice a fait un travail extraordinaire sur la mise en scène et dans le jeu des acteurs. Ce n’est pas facile de tourner en huis clos mais elle a réussi à le faire et le montage est vraiment à la hauteur», explique Mme Niang. A noter que le jury Long métrage a accordé deux mentions, à In Search de Beryl Magoko et à Bamum Nafi de Mamadou Dia.
Avant ce moment tant attendu, le nombreux public a pu apprécier les efforts des 10 jeunes femmes qui ont participé au projet «7 jours pour un film» encadré Pascal Judelewucz et Moussa Touré. La dernière danse de Fatoumata Diallo évoque le drame d’une jeune femme qui a perdu l’usage de ses jambes et qui doit choisir entre longévité, richesse et santé. La cérémonie a été également très émouvante avec la projection du film Supa Modo de Likarion Wainaina. Cela, en présence de sa jeune actrice Stycie Waweru. Le film raconte l’histoire de Jo, 9 ans, qui rêve d’être une super-héroïne. Son plus grand souhait serait de tourner un film d’action dans lequel elle jouerait le rôle principal. Et dans son imagination, elle oublie qu’elle souffre d’une maladie incurable. Sa grande sœur l’encourage à croire en ses pouvoirs magiques et convainc tout le village de réaliser le rêve de la fillette. Le festival se poursuit du 02 au 07 mars dans les régions.

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