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La première édition du Festival pour enfants organisé par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) a eu lieu jeudi dernier au Centre culturel Blaise Senghor sous le thème : «Je suis enfant, où sont mes droits.» Cet évènement de trois jours entre dans le cadre de la Semaine nationale de l’enfant. Pour arriver à bout de la mendicité forcée des enfants, la Raddho a misé sur la sensibilisation à travers des activités culturelles.

Le Centre culturel Blaise Senghor a accueilli du monde ce jeudi. Plusieurs acteurs politiques, et des citoyens concernés par la question des droits de l’enfance ont pris part de la cérémonie d’ouverture du Festival pour enfants, Jokko Aar xaley yi, organisé par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) qui a joint l’utile à l’agréable. Les chants, les théâtres, les spectacles de danse, le vernissage, tous sous le thème «Je suis enfant, où sont mes droits», ont émerveillé les bambins qui ont assuré les prestations. En effet, la Raddho, qui plaide depuis dix ans pour l’interdiction de la mendicité et l’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants talibés, mise aujourd’hui sur la sensibilisation. «Nous avons aujourd’hui voulu mobiliser le relais culturel, à travers des artistes que sont des chanteurs, des acteurs de théâtre, des rappeurs et d’autres types d’artistes en plus des médias effectivement, pour nous en servir comme relais et lancer le message en direction du grand public pour que les actions soient concertées…Tous les acteurs sont aujourd’hui appelés à se mobiliser et à renforcer leur activité pour arriver à bout de la mendicité des enfants», martèle Sadikh Niass, Secrétaire général de la Raddho. Cette organisation non gouvernementale est félicitée pour l’initiative et la réussite de la journée. «En organisant cette journée et ce festival, la Raddho s’inscrit dans le sens de la promotion d’un cadre de participation pour les enfants», déclare Niokhobaye Diouf, le directeur de la Protection des droits de l’enfant, au ministère de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants. «Et nous avons vu que ces enfants, aujourd’hui, sont entrain non seulement de faire leur plaidoyer sur leurs droits, mais également de montrer leur talent à travers l’éducation et la formation. En ce sens, ils sont en train de sensibiliser sur des phénomènes de société que leurs pairs sont en train de vivre», dit-il. «Et je me réjouis que ce soient des jeunes filles d’abord, mais ensuite, des structures d’éducation particulières que sont les daaras (école coranique). Tout cela montre que le gouvernement est soucieux de l’éducation inclusive qui prend en compte tous les besoins des parents en matière d’éducation», conclut-il. En effet, «toutes les catégories d’enfants ont été représentées. Certains sont issus des daaras, d’autres des centres pour handicapés et d’autres encore des établissements publics», informe Mame Couna Thioye, coordinatrice du projet enfant de la Raddho.

Stagiaire

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