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Le Festival Dakar court s’est achevé ce samedi. Pendant cinq jours, dans le cadre de Talents Dakar court, 29 jeunes venus de toutes les régions du pays ont suivi un atelier d’initiation aux métiers du cinéma, sous la houlette du réalisateur Moussa Sène Absa.

Omar Latyr Ngom est scénariste et réalisateur. Pour le moment, il n’a pas beaucoup d’expérience, juste un documentaire coréalisé avec Ma­mito Nakamura dans le cadre des ateliers Yennenga de Alain Gomis en 2018, en partenariat avec une école de cinéma à Genève. Quant à la Saint-louisienne Awa Ba, la vingtaine et teint ébène, elle ne cache pas sa satisfaction de faire partie des lauréats de Talents Dakar court. «J’ai envoyé mon dossier avec une lettre de motivation et un scénario que j’ai écrit et qui s’appelle Le silence. Et qui parle de la violence faite aux femmes, de viol, un mari qui bat sa femme en fait.» Pendant cinq jours, dans le cadre de Talent Dakar court, 29 jeunes venus de toutes les régions du pays ont suivi un atelier d’initiation au métier du cinéma sous la houlette du réalisateur Moussa Sène Absa et de Augustin Diomaye Ngom, scénariste de profession et aussi membre du comité d’organisation. «Cet atelier d’initiation au métier du cinéma a pour but de leur faire découvrir qu’il n’y a pas que le scénario et la réalisation dans la chaîne de fabrication d’un film. Mais l’exercice consiste aussi à découvrir un scénario qu’ils doivent lire, étudier, préparer et décider de quelle séquence les a le plus marqués ou fascinés. Et ensuite, faire une note de lecture pour expliquer enfin pourquoi cette séquence-là.» Une fois sélectionnés sur la base d’un appel à candidatures, les jeunes apprentis se retrouvent et échangent jusqu’à trouver un consensus sur une séquence, explique l’encadreur. «A partir de ce moment, notre travail pour nous formateurs, en l’occurrence Moussa Sène Absa et moi, est de les accompagner dans la compréhension de cette séquence, comment cette séquence est placée dans la structure d’un scénario, pourquoi elle existe, pourquoi les dialogues sont articulés comme ça, quelles étaient les différentes intentions de l’auteur etc.». Après cette première phase d’imprégnation, les jeunes apprentis cinéastes rentrent dans le processus d’écriture à proprement parler. Là, explique M. Ngom, ils écrivent leur propre scénario. Ensuite, ils sont formés sur les différentes étapes de fabrication d’un film, à savoir trouver des ressources financières, commencer à trouver des éléments efficaces pour préparer le plateau de la décoration, du script, etc. «Les jeunes doivent comprendre que l’industrie et la fabrication d’un film c’est large et complexe et qu’il y a de la place pour tout le monde», a-t-il ajouté.
Contrairement à certains qui sont encore novices, Ameth Ibral Jamal connaît bien le milieu cinématographique pour avoir été acteur, réalisateur et scénariste professionnel. «J’ai eu à travailler dans pas mal de productions ici au Sénégal. Je peux citer Un café avec… saison 2, et aussi la série Ninki nanka ou j’interprète le rôle de Racine. Je suis aussi parmi les Talents courts, mais avec six autres, sommes en compétition officielle pour le Prix grec et France Tv du meilleure projet court métrage qui sera produit et acheté par France Tv. C’est une belle expérience en tant que jeune cinéaste, en tant qu’acteur aussi. On est en train de beaucoup apprendre, d’avoir des contacts, des connaissances, et surtout des rencontres entre jeunes et professionnels du métier.» Astou Dame Diagne est aussi une scénariste et actrice qui a écrit beaucoup de scénarios et de documentaires. «Je suis originaire de Ngaye Mékhé et j’aimerais pouvoir faire un documentaire sur la culture là-bas. Cette troisième édition de Talent Dakar court m’a beaucoup plu. Aujourd’­hui, je peux dire que je ne vais plus regarder de la même façon les séries.» Youssouf Baldé, acteur, vient de Kolda. «Je veux être un réalisateur», explique-t-il.

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