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Ngaye Mékhé sera sous les projecteurs du 22 décembre au 2 janvier prochains. Durant le Festival traditionnel de la culture, de l’art et de l’artisanat du Kajoor (Ft Caak), ce sera un moment pour montrer au monde le patrimoine culturel, artisanal et artistique de cette ville, située dans la région de Thiès, qui a besoin de cette ouverture parce que «le développement du Cayor ne peut passer que par-là». «Tous les pays qui se sont développés sont passés par la culture et cela est bien possible pour Ngaye en particulier et pour Sénégal en général», explique Dr Maguette Wade, maire de Ngaye, qui appelle au retour des valeurs culturelles et artistiques. A titre d’exemple, la Chine et l’Inde «ont su s’appuyer sur la culture pour être parmi les pays développés d’aujourd’hui».
En tout cas, Ngaye a de quoi offrir à ces festivaliers. On recense dans la ville 234 ateliers de fabrique de chaussures, au sein desquelles travaillent plus de 6 000 personnes pour une production de plus de 2 300 paires de chaussures par jour. Sans oublier les 12 corps de métiers qu’offrent le Musée des arts et une unité de traitement en bio des peaux (filière cuir) avec des femmes tanneuses. Le déplacement de 80 villes et villages pour le marché hebdomadaire, l’exploitation des mines, des phosphates et zircon à Diago par les Pme/Pmi, l’implantation de banques et d’agences de microfinance font de Mékhé un réservoir économique, selon la même source. Ce qui doit faire de Ngaye un pôle de développement économique. Au-delà de l’aspect artisanal, il y aura des spectacles de promotion de la culture africaine, surtout celle du Cayor, des jeux d’esprit (wouré, yooté), carnaval avec tous les participants, la cavalerie (ceedo), des activités d’art culinaire (aliment traditionnel comme le lakh bissap), des dons de sang, du sports, entre autres.
Stagiaire

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