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Iba Guèye Massar, coordonnateur du comité préparatoire de la fête de la musique.

La fête de la musique sera célébrée ce 21 juin 2017 au Grand Théâtre national. Pour cette 36e édition, coïncidant non seulement avec le ramadan, mais aussi avec la nuit du «Laylatoul khadr», le comité préparatoire a décidé d’axer sa programmation sur des panels de réflexion. Ceux-ci concernent le développement structurel de la musique, de ses acteurs, de son environnement juridique, social, professionnel et de sa gestion en général.

L’année dernière, la fête de la musique coïncidait avec le ramadan ; ce qui avait fait que des plateaux ont été organisés au Monument de la Renaissance et aussi à la maison de la culture Douta Seck avec de la musique religieuse. Mais cette année, non seulement la fête de la musique qui doit avoir lieu ce mercredi 21 juin 2017 dans un seul lieu, le Grand Théâtre national de 10h à 17 h, coïncide avec le ramadan, mais également avec la 27e nuit du ramadan qui est «Laylatoul khadr». C’est pourquoi le comité préparatoire de la fête a décidé socialement pour cette édition d’axer sa programmation sur l’organisation et la tenue de panels de réflexion et d’échange dans des domaines qui concernent le développement structurel de la musique, de ses acteurs, de son environnement juridique, social, professionnel et de sa gestion en général.
Les régions aussi vont suivre le même canevas. «On sait que l’ensemble de la population sénégalaise va se retrouver dehors avec les thiants, les chants religieux et autres le jour du Laylatoul khadr. Cela ne nous permettra pas de nous exprimer comme nous le voulons. Donc, nous avons préféré surseoir aux grands plateaux que nous avons l’habitude d’organiser», explique Iba Guèye Massar, coordonnateur du comité préparatoire de la fête. Il y a aussi le fait que cette année a été déclarée Année de la culture. Donc, «nous avons préféré nous pencher sur les problèmes qui nous concernent, des moments de réflexion pour pouvoir avoir au minimum des mémorandums et faire ce que l’on appelle la Déclaration de Dakar de 2017», dira M. Sarr car,  pense-t-il, au sortir de ces réflexions-là, «nous pouvons au moins participer à une meilleure vision pour un meilleur devenir de la musique au Sénégal et être un exemple pour un meilleur devenir en culture en général».
Le slogan pour la fête de la musique sur le plan international est «Pour la fête de la musique, faites de la musique». «Le comité préparatoire de cette année a proposé d’y ajouter : ‘’Pour faire de la musique, il faut pouvoir faire de la musique’’», a-t-on souligné. Au programme, des panels avec des thèmes qui sont, entre autres, la problématique de la production et de la diffusion des œuvres musicales sénégalaises avec comme thèmes : le financement, la diffusion et la sauvegarde du patrimoine national musical, le statut de l’artiste et des professionnels ou exploitants de la culture. Il y a aussi des sous-thèmes comme : la convention collective, la protection sociale des acteurs, la Sodav, rôles et missions… «Dans le cadre de cette édition, on a voulu aussi marqué le coup parce que non seulement on va parler de la sauvegarde du patrimoine musical, il y aura aussi la présentation  et l’écoute de l’opus de Samba Diabaré Samb», fait savoir Iba Guèye Massar.
De plus, le comité préparatoire se souviendra ce jour-là de feu Mamadou Konté, initiateur et fondateur d’Africa fête, décédé le 20 juin 2007. Pour cela, ils vont parler de Mamadou Konté, de sa biographie et de ses actions. Il y aura aussi le dahira de Saïda Binta Thiam, la participation d’une frange de l’Orchestre national, mais en lieu servi, car ça ne sera pas possible dans la nuit.
Pour Ngoné Ndour, Pca de la Sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav), si on considère que les chants religieux font partie de la musique, «peut-être l’année prochaine on va essayer de mieux s’organiser au moins pour accueillir ces gens-là dans cette fête». En outre, les acteurs ont profité de l’occasion pour revenir un peu sur comment se porte la musique. Selon Ngoné Ndour, la musique se porte bien. «La musique mbalax se porte bien, mais elle a besoin d’organisation et beaucoup plus d’ouverture pour une accessibilité vers l’international. Mais c’est une musique qui se porte bien avec en son sein beaucoup de problèmes», soutient-elle. Pour le représentant de la direction des Arts et membre du comité, Adama Diallo, c’est plus au niveau des résultats. «Nous à chaque fois qu’il y a un résultat, on peut le compter comme une avancée. La musique sénégalaise se portera avec le discours que les acteurs porteront sur la musique. C’est à eux de voir, nous on accompagne.»
mfkebe@lequoitidien.sn

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