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Birane Niang, Sg du ministère de la Culture.

La fête de la musique a été fêtée hier par le Sénégal au Grand Théâtre national à l’instar de 200 pays dans le monde mais différemment. Pour cette 36e édition, le comité préparatoire a voulu faire dans la sobriété. Des prestations de la chorale Saint-Dominique et du dahira de Saïda Bineta Thiam ont plongé le public dans l’émotion et la douceur. Il y a eu aussi des panels de réflexion.

De nature la musique c’est le rythme, l’ambiance, etc. Donc pour fêter la musique, «il faut faire de la musique», d’où le slogan de la 36ème édition de la fête de la musique. Célébrée hier 21 juin 2017 au Sénégal à l’instar de 200 pays dans le monde. Mais différemment. Le Sénégal a fêté sobrement la musique cette année  coïncidant avec le Rama­dan comme lors des deux années précédentes d’ailleurs. Mais l’année dernière, c’était plus festif avec des plateaux au Monument de la renaissance et à la Maison de la culture Douta Seck. Pour cette 36e édition, le Sénégal a changé la donne, pour cause le «Laylatoul  khadr», (Ndlr : nuit divine.) C’est dans la salle de conférence du Grand Théâtre que la cérémonie s’est tenue avec l’arrivée de la chorale de Saint-Dominique, qui a gâté le public de douceur de par leurs chants sur l’amour et l’amitié.
Une autre touche musicale beaucoup plus douce était aussi de la partie : c’est celle de Saïda Binta Thiam, chanteuse religieuse. Qui, aussi, par ses paroles accompagnées de la musique arabe, faisant les louanges du Prophète Mohamed (Psl), et ceux de son guide religieux Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy, a plongé l’audience dans l’émotion, la tendresse, le ralentissement. L’on entendait des «ndeysane» (mot de compassion) venant de tous les coins de la salle.
Quelques minutes plus tard, on assiste à des témoignages des fils de Mamadou Konté, initiateur de Africa Fête, disparu le 20 juin 2007. Ses fils parlaient d’un homme bien, dévoué à la musique et à la culture en général.
Au surplus, les acteurs se sont souvenus du grand chanteur traditionnel Samba Diabaré Samb, les témoignages sur lui étaient accompagnés de ses chansons traditionnelles mises en fond sonore. «En application de la politique de collecte, de conservation et de diffusion de notre patrimoine immatériel, le département vient débuter sous forme de série une anthologie des œuvres majeures de Samba Diabaré Samb», dira Birane Niang, représentant du ministre de la Culture et de la communication. Selon lui, les thèmes de cette année ont été choisis pour permettre aux acteurs de jeter un regard critique et prospectif non seulement sur les acquis engagés ensemble mais encore sur les enjeux majeurs de notre politique culturelle. «Au demeurant, je voudrais réaffirmer au sortir de cette plateforme d’échanges  que le ministre va prendre en compte les résultats de vos réflexions», promet-il lors de la cérémonie d’ouverture de la fête.
mfkebe@lequotidien.sn

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