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La citoyenneté, le respect des règles et des valeurs sont les principales questions qui ont été abordées par le chef de l’Etat dans son discours à la veille de la célébration du 59ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Un discours qui s’adresse particulièrement aux Forces de défense et de sécurité et à la jeunesse.

Pour son premier discours à la veille de la fête de l’Indépendance après sa réélection, le président de la République a insisté sur les questions liées à la citoyenneté, au respect des règles et des valeurs. En rendant hommage aux Forces de sécurité et de défense, Macky Sall est revenu sur les règles qui doivent guider les membres de ces corps dans leurs missions. Selon le chef de l’Etat, celles-ci ont pour noms : «Respect strict des lois et règlements en vigueur, l’obéissance au commandement, l’obligation de réserve, le courage et la disponibilité à l’appel du devoir.» Ces règles qui sont également des valeurs, souligne Macky Sall, «renvoient au thème retenu cette année pour la fête de l’indépendance : Forces de défense et de sécurité : un exemple dans l’éducation à la citoyenneté et à l’unité nationale». D’après lui, ce thème «rappelle que notre Armée illustre l’unité nationale dans sa diversité». A l’en croire, c’est aussi ce qui « donne sens au concept Armée-Nation et aux vertus républicaines qui font la force et la stabilité de nos Institutions». En parlant de ces valeurs, le chef de l’Etat a déploré que la citoyenneté soit «mise à mal à bien des égards». Ainsi dans son discours, on retrouve aussi un cours sur la citoyenneté.
Parlant du thème de la fête de l’Indépendance, M. Sall soutient qu’il «nous interpelle dans nos consciences et nos attitudes à l’égard des valeurs civiques qui soutiennent l’Etat et la Nation». A ce propos, il dit : «Dans une société démocratique comme la nôtre, les droits et libertés individuels et collectifs, consacrés par la Constitution, sont partie intégrante de la citoyenneté. Il est juste et légitime qu’ils soient exercés sans entrave indue.» Mais, rappelle-t-il, «la citoyenneté n’est pas que droits et libertés, elle est aussi devoirs et responsabilités». Constatant qu’elle est mise en mal sur ce point, le président de la République a insisté sur ce sujet avec des arguments. D’après lui, la citoyenneté «est mise à mal : quand l’honneur et la dignité de personnes innocentes sont mis à rude épreuve par la désinformation érigée en instrument de manipulation des consciences et de discorde sociale, quand l’espace public est occupé sans titre ni droit, au risque de poser de graves problèmes d’encombrement, d’insalubrité et de sécurité publique, quand, enfin, le bien commun n’est pas respecté et que les symboles de l’Etat, de la Nation et de la République sont ignorés». Le chef de l’Etat n’a pas manqué d’évoquer les mesures prises pour faire face à cette situation. Il a ainsi rappelé «la cérémonie de levée des couleurs nationales au palais de la République le premier lundi de chaque mois» qu’il a instituée depuis 2012 ainsi que la collaboration entre l’Etat-major général des armées et l’Ecole nationale d’Administration pour former «une bonne partie de notre élite administrative» et dispenser aux élèves de l’Ena «l’instruction militaire dite ‘’formation initiale commune de base’’ afin de mieux les préparer à l’exercice de leurs futures missions de service public». M. Sall a exhorté, dans un élan «d’effort national», à « poursuivre la promotion des valeurs citoyennes». Pour lui, «l’esprit citoyen ne peut se construire par la seule action publique». D’après Macky Sall, «il s’acquiert surtout dans une démarche d’auto régulation, où chaque citoyen se soumet volontiers aux exigences de l’intérêt général». C’est ainsi, soutient-t-il, «que la conscience citoyenne s’élève en discipline nationale qui conforte le vivre-ensemble et accélère le processus de développement». «L’expérience montre en effet que la discipline individuelle et collective est un facteur de compétitivité et de croissance économique», a-t-il dit.

«Restaurer à la fois notre histoire et notre patrimoine
culturel et civilisationnel»
La publication prochaine des cinq premiers volumes de l’Histoire générale du Sénégal, des origines à nos jours a été aussi évoquée par le chef de l’Etat dans son discours. D’après M. Sall, «cette œuvre monumentale de 25 volumes, sur laquelle travaille depuis plusieurs années une équipe pluridisciplinaire d’éminents historiens et chercheurs sénégalais, est la première du genre pour notre pays». Soulignant la pertinence de ce projet, le chef de l’Etat estime que cette publication vient à son heure «parce que l’âme des peuples, ce qui fait leur force et leur grandeur, s’incarne dans leur histoire». Il a rappelé également «que l’asservissement des peuples par l’esclavage et la colonisation, a toujours reposé sur la négation absolue de leur histoire, de leur culture et de leur civilisation». Pour le chef de l’Etat, «en faisant le récit authentique de notre passé, nous restaurons à la fois notre histoire et notre patrimoine culturel et civilisationnel». «Ce faisant, nous confortons notre vocation naturelle de rester un Peuple libre et souverain», a-t-il ajouté.
dkane@lequotidien.sn

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