PARTAGER

C’était un texte de 8 747 signes. Dans son discours du 3 avril, Macky Sall s’est inscrit dans un dynamisme d‘inclusivité sociale, dans une logique d’ouverture. Il a voulu montrer sa capacité de synthèse, son sens de la brièveté et sa focalisation sur l’essentiel. C’était 13 mn pour convaincre et montrer qu’il est dans le temps de l’action et non de la parole. Ce sont les premiers éléments constitutifs de son discours, un exercice utilisé souvent pour faire le bilan. Il n’a évidemment pas manqué de mettre en relief ses réalisations durant cette année électorale pleine d’enjeux avec le renouvellement de l’Assemblée nationale. Et il l’a fait.
Par ailleurs, le Président a revêtu sa tenue de chef suprême des armées pour saluer l‘expertise et la bravoure des jambaars en renforçant ses capacités opérationnelles. Ils sont les garants de notre sécurité et aussi de notre indépendance acquise grâce à l’engagement des anciens. Mais il faudra gagner l’indépendance en conquérant notre souveraineté économique.

Avec une portée de tir de 24 km : Le Bm 21 exhibé par l’Armée

Artillerie de nouvelle génération, le Bm 21 est désormais à la disposition de l’Armée nationale. Présentée lors du défilé d’hier, cette arme de lancement de ro­quet­tes a une portée de 24 km avec une capacité destructrice de 1 000 m2.

Par Babacar Guèye DIOP

La scène frise l’exhibitionnisme. Elle ressemble à un avertissement à ceux qui seraient tentés de s’attaquer au Sénégal. Vêtus de treillis verts, des éléments du bataillon de l’artillerie, lourdement armés, casques haut perchés, dressent près d’une quarantaine de tubes. Ce sont des Bm 21 fixés à l’intérieur des chars de combat. Le défilé motorisé offre un spectacle de guerre. Les vrombissements des chars impressionnent l’assistance. Le soleil darde ses rayons sur la route bitumée des Allées du Centenaire. Chef suprême des armées, le Président Macky Sall, visiblement habité par un sentiment du devoir accompli, juge utile de se lever à côté de la Première dame, Marième Sall, et du général de corps d’armée, chef d’état-major général des armées, Cheikh Guèye. La fanfare de la musique principale des forces armées ajoute une dose solennelle au cérémonial. Cette grosse artillerie vient pour la première fois d’être exhibée par l’Armée nationale dans le cadre du défilé célébrant le 57ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Cette arme peut atteindre une position ennemie distante de 24 km. Ce n’est pas tout. Elle peut détruire 1 000 m2. «C’est une nouvelle acquisition de l’Armée. Cela peut nous aider en temps de guerre, mais aussi dans la lutte contre les menaces nouvelles comme le terrorisme», commente Mamadou Sarr, caporal-chef en poste à la Dirpa.

La «marche lente» des commandos
Considéré comme un îlot de paix dans un océan agité de menaces, le Sénégal envoie un signal fort à ses ennemis. Si les Forces spéciales ont pour la deuxième année consécutive défilé, les commandos ont damé le pion aux autres corps militaires. Dans un style dénommé la «marche lente», cette unité d’élite a démontré tout son savoir-faire à travers cette innovation. En haie d’honneur doublée d’une discipline à toute épreuve, les commandos ont reçu les éloges de l’assistance par des ovations nourries. Auparavant, un défilé naval projeté s’est déroulé avec les 6 navires de l’Armée nationale acquis depuis 2012.
En tout cas, à la Place de l’Obélisque, rebaptisée Place de la Nation, 32 éléments d’un escadron de la Gambie, invitée d’honneur, ont pu défiler. Un passage salué par la vice-présidente de la Gambie, Fatumata Jallow-Tambajang. Un passage qui démontre le nouveau vent qui souffle sur l’axe Dakar-Banjul.
bgdiop@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here