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Le syndicalisme fort passe par l’unité. Les  5 centrales, réunies autour de la Coalition des confédérations syndicales des travailleurs, l’ont compris. Dans cette dynamique depuis 2012 avec la célébration commune du 1er mai, ces organisations veulent renforcer cette unité. C’est tout le sens du thème retenu cette année : «Démarrer le parachèvement de l’unité syndicale».

«Démarrer le parachèvement de l’unité syndicale» : C’est le thème retenu cette année par la Coalition des confédérations syndicales des travailleurs du Sénégal pour célébrer le 1er mai. Ce cadre qui réunit la Cnts, la Cnts/Fc, l’Unsas, la Csa et l’Udts veut ainsi consolider la dynamique unitaire entamée depuis quelques années par leurs différentes organisations. Cette année, la célébration de cette fête des travailleurs intervient dans un contexte où des élections de représentativité vont se tenir le 30 mai prochain. Se réjouissant de l’organisation de ce scrutin, les leaders de cette coalition soulignent qu’il ne peut «pas être un obstacle à la consolidation de l’unité». Selon Elimane Diouf, secrétaire général de la Csa, les acquis unitaires doivent servir à faire aboutir l’exigence pour «la tenue d’élections justes et trans­parentes dans un esprit de compétition». «La prise de conscience sur l’unification nous a permis déjà en 2009 d’œuvrer à la création de la Coalition des confédérations syndicales du Sénégal qui, depuis lors, n’a cessé de multiplier les actions unitaires comme celle de la célébration commune de la Fête du 1er mai depuis 2012», a-t-il rappelé. Mais pour ces leaders, il est temps d’aller «vers de nouveaux changements». D’après M. Diouf, il faut faire «un saut qualitatif dans la volonté libre et commune de créer un mouvement syndical fort, unifié, capable de faire face de façon ferme, efficace et durable aux dramatiques situations des travailleurs et contribuer ainsi à leur assurer un toujours mieux-être matériel et moral». Abondant dans le même sens, Mody Guiro, secrétaire général de la Cnts, souligne que la dynamique unitaire est un processus. L’es­sen­tiel, c’est qu’au finish que les centrales qui partagent les mêmes valeurs puissent aller ensemble.  «Il est possible de s’accorder sur un agenda réaliste permettant de s’inscrire dans ce nouvel élan de fusion des compétences humaines et matérielles, afin de disposer d’organisations unifiées, fortes et crédibles, aptes à mieux impulser et coordonner les réponses qu’exigent les enjeux et défis que pose le capital au travail», a-t-on déclaré.
Par ailleurs, comme à l’occasion de la célébration de cette fête, chaque année des revendications seront aussi faites. Pratiquement, les doléances sont les mêmes que celles de 2016. Pour les syndicalistes, celles-ci constituent les demandes pressantes des travailleurs. Il s’agit de la baisse des prix des intrants pour la relance de la production nationale, la revalorisation du Smig, la baisse du prix du carburant, la relance des entreprises en difficulté, le paiement des droits des travailleurs des entreprises liquidées.
Dans cette liste, on retrouve aussi la finalisation de l’étude sur le système de rémunération des agents de la fonction publique, la finalisation de la mise à jour de la Convention collective et des annexes de classification professionnelle des branches d’activités, et l’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs par une diminution des prix et la revalorisation des salaires catégoriels.
dkane@lequotidien.sn

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