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Hier à la Place de la Nation, la Cnts, la Cnts/Fc, la Csa, l’Udts et l’Unsas ont organisé un grand rassemblement pour célébrer la Fête internationale du travail. Au cours de cette manifestation, les travailleurs ont remis au goût du jour leurs revendications.

Le 1er mai est une journée de revendication et de mobilisation des travailleurs. Dans un esprit festif, les salariés sénégalais n’ont pas oublié de réclamer leurs droits hier. La Place de la Nation, ex-Obélisque, a été le lieu de rendez-vous de toutes les lamentations. De l’éducation à la santé, en passant par les secteurs informels, nettoiement, sécurité, etc. tout le monde était là. Ils se sont réunis pour une seule et même cause : «Unis pour des salaires dignes et décents», thème de cette année. Mais à côté, il y a eu des demandes sectorielles. Le tout s’est passé dans une ambiance indescriptible. On a assisté à une guerre de pancartes entre organisations syndicales. Chacune dans ses couleurs du jour s’est montrée grande mobilisatrice plus que l’autre. Tam-tam, sifflets, chants, danses, tout y était. Vendeurs d’eau, de petits objets et autres ont aussi fêté avec de recettes récoltées plus que d’habitude.
En brassards rouges, les travailleurs de la société Satrec qui s’active dans la fabrication de lait sont venus alerter sur la situation des «28 employés licenciés de façon abusive». Leur cas et celui de tant d’autres Sénégalais, victimes du même traitement, ont été dénoncés par les syndicalistes qui se sont succédé au micro. Mballo Dia Thiam au nom de Mademba Sock, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), a déploré le non-respect des accords signés en 2014 dans le secteur de la santé. Il a par ailleurs annoncé trois jours de grève des blouses blanches à compter d’aujourd’hui.
Elimane Diouf, leader de la Confédération des syndicats autonomes (Csa), a mis l’accent sur le régime indemnitaire dans la Fonction publique. Le patron de la Csa a aussi fait le plaidoyer pour ses camarades du monde rural, mais aussi les employés du secteur privé en plaidant «une augmentation générale des salaires».
Pour sa part, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) a demandé au gouvernement de respecter les chartes. Pour cela, Mody Guiro a exhorté l’Etat à faire la «reculade nécessaire pour écouter les travailleurs». Cheikh Diop de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement et le représentant de l’Union démocratique des travailleurs du Sénégal (Udts) ont tous abondé dans le même sens. Dans leur discours, les syndicalistes ont appelé à l’unité, à la mobilisation et à la solidarité. «Les moyens de la République sont pour tous. Nous avons à mettre de l’eau potable dans toutes les contrées de notre pays, de l’électricité. Nous devons faire de sorte qu’il y ait partout des écoles dignes de ce nom, avoir partout des postes de santé, un personnel de qualité… Et tout cela, il faut le faire avec tous les moyens de tout le monde», dira le ministre du Travail.
Ce qui fait dire à Samba Sy que «voilà pourquoi nous devons être patients, équitables, justes». Dans le même sillage, il a indiqué : «Nous avons ensemble des conquêtes à réaliser. Nous avons des écueils à franchir, des obstacles à surmonter.» Mais il reconnaît tout de même que «les travailleurs ont des revendications absolument légitimes que le gouvernement comprend et essaye de satisfaire dans la limite des moyens disponibles, sans oublier les autres secteurs». Avant même qu’il ne termine son speech, une grande partie du public a quitté les lieux.
msakine@lequotidien.sn

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