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Il est 15 h passées de 20 minutes à l’espace public en face du Casino sur l’avenue Bourguiba. Sur place, les Forces de l’ordre préparent l’encadrement d’un front contre le régime. Des individus occupaient, groupe après groupe, la place qui change souvent de visage. C’est le début de l’ambiance de la marche de l’opposition organisée par le Front de résistance nationale (Frn). Les membres de l’opposition veulent une élection présidentielle «libre et transparente». «Vous voyez la situation délétère, l’injustice notoire, la politique du deux poids deux mesures et beaucoup d’autres dérives. Ce n’est pas comme ça qu’on gère un pays», dénonce le Pr Amsatou Sow Sidibé, candidate à la Présentielle du 24 février prochain, qui renchérit que «Ali Ngouille Ndiaye ne doit pas organiser les élections». L’am­biance, assurée par le «Gorgui doliniou», continue. Le coup d’envoi donné et la marche s’ébranle vers la Rts. Chacun y va de ses slogans. On chante et brandit les pancartes : «Khalifa Yéksina (Khalifa arrive)», «Karim participe par force», «Pur, un homme neuf pour un Sénégal neuf». Voilà qui intrigue un des manifestants qui a qualifié les «Karimistes» de «saboteurs». «Mais c’est une marche pour des élections libres et transparentes ou pour la promotion des différents candidats ?» Rewmi et Grand parti aussi s’y mettent. Cheikh Guèye dénonce, à son tour, la question du fichier, de la carte électorale et celle des cartes d’électeur. «Nous ne sommes pas là pour des histoires de banderoles. Chacun veut montrer son candidat et cela n’a pas de sens. Ce qui est important est que l’opposition est forte aujourd’hui avec cette grande mobilisation. Donc, laissons les banderoles et pancartes de côté et montrons ce qui nous amène ici et ce que nous allons faire : faire chuter Macky Sall», modère Ablaye Guèye, coordonnateur national de Actions daradji de Tivaouane. Déthié Fall de Rewmi, lui, dénonce «les modifications significatives notées sur la carte électorale et le nombre énorme d’électeurs affectés dans 8 nouveaux centres de vote à Touba pour priver certains Sénégalais de leur droit de vote». Alors que Mamadou Diop Decroix, Aïda Mbodj, Oumar Sarr, Serigne Cheikh Bara Dolli embouchent la même trompette. «Que Macky emprunte le chemin balisé par ses prédécesseurs pour l’organisation des élections par une personnalité neutre et que Karim et Khalifa y participent», exigent-ils. A noter que nombre des leaders qui étaient présents au lancement de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) ont brillé par leur absence.
Stagiaire

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