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Le grand écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature, et grand ami de Fidel Castro, disait à propos de Che Guevara, qu’il lui fallait «un million de feuillets et mille ans», pour écrire sur la vie de ce héros légendaire, assassiné en Bolivie par les agents de la Cia à l’âge de 39 ans ! Que dirait-il alors de celle du leader charismatique de la révolution cubaine, qui vient de disparaître ?
Si Gabriel Garcia Marquez était encore de ce monde, nul doute qu’il lui faudrait plusieurs millions de feuillets et plus de mille ans pour raconter la vie et l’œuvre du révolutionnaire indomptable que fut Fidel Castro Ruiz.

Un révolutionnaire indomptable
Le nom et la vie de Fidel Castro sont synonymes de Révolution. En effet, il fait partie de ces personnages dont la vie entière est dédiée à la lutte révolutionnaire pour l’émancipation de leurs peuples de l’oppression et de la domination étrangère. L’hostilité implacable de l’impérialisme yankee, toute sa vie durant, en est la meilleure illustration. De l’invasion de la Baie des Cochons par des mercenaires à la solde de la Cia, sous l’Administration Kennedy, aux plus de 600 tentatives d’assassinats contre sa personne, en passant par les sabotages systématiques opérés par des groupes terroristes et la guerre idéologique permanente, sans compter l’embargo illégal et inhumain, condamné par le monde entier, rien de tout cela n’a fait fléchir Fidel Castro pour le faire dévier de son combat révolutionnaire pour la liberté de son peuple et son soutien indéfectible aux peuples en lutte pour leur émancipation. Ni les souffrances endurées par son peuple ni les difficultés de toutes sortes infligées à son pays du fait de la guerre que lui ont livrée l’impérialisme yankee et ses relais en Amérique latine, n’ont eu raison de la détermination de Fidel Castro à poursuivre la voie révolutionnaire qu’il a choisie.
Les Etats-Unis croyaient que la chute du camp soviétique allait entraîner la fin du régime castriste. Mais rien n’y fit. En réalité, si ni l’embargo illégal, ni les sabotages permanents, ni toutes les tentatives d’assassinat contre sa personne, ni les complots politiques visant à étouffer et à faire échouer la Révolution cubaine n’ont pu venir à bout de celle-ci, c’est parce qu’elle est une Révolution populaire authentique, qui prend ses racines dans les aspirations profondes du peuple cubain à être libre, souverain et maître de son destin. Grâce à la clairvoyance du Président Castro et à la résistance héroïque du peuple cubain, l’impérialisme yankee était finalement obligé de reconnaître la banqueroute totale – morale et politique – de sa politique d’hostilité à l’égard de Cuba ! La visite effectuée par Barack Obama à la Havane symbolisait la victoire éclatante du peuple cubain contre l’arbitraire, le despotisme et la tyrannie.

Un géant du 20e siècle
Voilà pourquoi Fidel Castro fait partie de ces géants du 20e e siècle, un siècle marqué par des tempêtes révolutionnaires mais également par les boucheries impérialistes et les crimes contre l’Humanité, perpétrés par le capitalisme et l’impérialisme occidental, à la tête duquel se trouve l’impérialisme yankee.
Le 20e siècle a été témoin de la Grande Révolution d’Octobre 1917, dont on commémorera le 100e anniversaire l’année prochaine. C’est le siècle de la Révolution chinoise sous la direction du Président Mao. C’est le siècle de la résistance héroïque du peuple vietnamien, sous la direction de l’Oncle Hô, résistance qui a vaincu tour à tour l’impérialisme français et yankee. Le 20e siècle, c’est le mouvement d’émancipation des peuples colonisés, en Afrique et en Asie. Et incontestablement, la victoire de la Révolution cubaine fut un des faits marquants de la deuxième moitié du 20e siècle.
Dans sa vie de révolutionnaire, Fidel Castro a apporté un soutien sans faille à tous les peuples en lutte. C’est ainsi qu’il a croisé certaines des grandes figures révolutionnaires du 20e siècle, de Mao Tsé Toung à Hô Chi Minh, de Yasser Arafat à Nelson Mandela, d’Amilcar Cabral à  Ben Barka, de Malcolm X à Ben Bella. Mais il a aussi croisé des philosophes écrivains prestigieux, comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Louis Aragon et Elsa Triolet, les deux plus grands couples mythiques des lettres françaises du 20e siècle.

La conscience des peuples d’Amérique latine
Il a également croisé des écrivains prestigieux de l’Amérique latine, dont Gabriel Garcia Marquez, l’auteur de Cent ans de solitude, dont Pablo Neruda, le poète révolutionnaire chilien, dont Eduardo Galeano, l’auteur des Veines ouvertes de l’Amérique latine et bien d’autres encore. Tous l’admiraient, parce qu’il était la conscience de toute l’Amérique latine. Ils savaient que le combat pour l’indépendance et la liberté de Cuba était celui de tous les peuples de cette région.
Voilà pourquoi la Révolution cubaine a inspiré beaucoup de luttes du continent contre la domination des Etats-Unis. Elle a inspiré des mouvements de guérilla dans plusieurs pays, comme au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Bolivie, au Pérou, entre autres. Toutes les forces révolutionnaires et progressistes de l’Amérique latine ont eu les yeux tournés vers Cuba, comme symbole de la lutte victorieuse contre l’impérialisme yankee et comme bastion de la liberté pour tous ceux qui ont été persécutés par les forces impérialistes. Les transformations économiques et politiques de cette région du monde, au cours de ces dernières décennies, sont en grande partie le résultat de ces luttes inspirées par l’exemple cubain. Cuba et Castro ont incarné le courage, l’esprit de résistance face aux forces de domination. Il a été le symbole de la dignité et de la fierté des peuples d’Amérique latine. Fidel Castro a inspiré des leaders révolutionnaires ou progressistes, comme feu le président Hugo Chavez Frias, Rafael Correa de l’Equateur et Evo Morales de Bolivie, et bien d’autres encore.

Une contribution inestimable à la libération de l’Afrique
Mais Fidel et Cuba ne sont pas seulement des exemples pour les peuples d’Amérique latine. Ils le sont également pour les peuples d’Afrique, aux luttes auxquelles ils ont apporté une contribution inestimable, écrite en lettres de sang indélébiles. Avec l’Afrique, on a d’abord à l’esprit la fameuse Tricontinentale, qui avait réuni à la Havane toutes les figures révolutionnaires emblématiques du Tiers Monde, contre le système de domination impérialiste.
Mais parler des relations entre Fidel Castro et l’Afrique, c’est évoquer les sacrifices suprêmes accomplis par le peuple cubain pour la libération des peuples africains. L’histoire a déjà retenu la contribution décisive de Cuba à la fin de l’odieux système d’apartheid et à la libération de l’Angola et de la Namibie. La fameuse bataille de Cuito Cuanavale en Angola a signé la défaite historique de l’armée sud-africaine et le début de la fin de l’apartheid. Le Président Castro avait dirigé cette bataille historique, à partir de son quartier général de la Havane ! Toutes proportions gardées, cette défaite du régime d’apartheid ressemble à celle subie par les hordes nazies à Stalingrad, qui a marqué le tournant de la 2e guerre mondiale.

Un roman d’outre-tombe ?
Fidel Castro Ruiz a rejoint dans l’éternité son compagnon d’armes de la Sierra Maestra, le légendaire Ernesto Che Guevara. Il a rejoint le héros cubain José Marti. Il a rejoint son ami Gabriel Garcia Marquez. Il a rejoint son «fils spirituel», le charismatique Hugo Chavez Frias,  et bien d’autres figures révolutionnaires et héros qui l’ont précédé dans l’au-delà. Alors Gabriel Garcia Marquez pourra peut-être écrire sur ces formidables retrouvailles et envoyer un fabuleux roman d’outre-tombe !

ADIOS COMANDANTE !
HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !
Demba Moussa DEMBELE
Dakar, Sénégal

1 COMMENTAIRE

  1. Monieur Dembélé, Fidel aura fait beaucoup de choses mais c’est un criminel et un assassin. Il faut demander aux cubains de l’extérieur pour savoir. Je sais que tu n’aimerais pas vivre comme vivent les cubains à Cuba. Chez toi, yu peux dire ce que tu penses, acheter ce que tu veux, manger ce que tu veux etc. A Cuba, ce n’est pas possible. Tu as seulement EL GRAMMA pour t’informer de ce que veut le régime, tout est rationné. Si tu quittes l’île pour émigrer, tu perds ta maison etc. Dans ton pays, même si tu émigres chez le diable, ta maison reste ta propriété. Il fat connaitre le peuple cubain pour savoir comment il souffre. Ne te fies pas du discours officiel et de ce que disait Fidel au début de la révolution. Sais-tu qu’il avait promis des élections aux cubains? Il n’a pas eu le temps de les organiser.

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