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Sanctionné à vie de toute activité liée au football par la Fifa, Tchanilé Banna était ce jeudi devant la presse togolaise et internationale pour dire «la vraie vérité», tout en reconnaissant avoir posé des actes dans ces matchs. L’ancien sélectionneur du Togo a été accusé de malversations autour de l’organisation de matchs amicaux en Afrique du Sud en 2010.

«Je ne suis pas en mesure de faire du faux pour les matchs de cette envergure. C’est des matchs qui me dépassent. Des matchs de Coupe du monde ne sont pas à ma hauteur. Je suis un grand entraîneur, mais je n’ai pas ce calibre, je n’ai pas cette intelligence de faire truquer puisque je ne fais pas partie d’une maison de bet, je n’ai pas une structure qui peut me procurer des sous par rapport à ces matchs truqués», a-t-il dit avant de nier toute accusation et demander une levée de sanction.
«Je nie ces accusations, je demande à ce que la sanction soit levée parce qu’il y a aujourd’hui vice de procédure. Je n’ai pas été écouté, je vous ai donné la version qui me concerne à ces matchs. Mais aller jusqu’à faire truquer un match pour être nanti, je ne connais aucun entraîneur de ces pays ni les joueurs qui ont fait le match. Je n’ai aucune relation avec le président de la Fédération sud-africaine. Donc je ne sais pas comment je peux truquer un match», a-t-il poursuivi avant de dévoiler son intention pour la suite du dossier. «Il me reste de faire appel, je vais me confier à un avocat. Nous allons vers la fédération pour la conduite à tenir.»
Voici la version relatée par Tchanilé Banna lors de la conférence de presse : «Je suis un homme et je dois mourir homme. Je ne peux pas être indifférent de ces matchs amicaux. J’ai posé deux actes concrets par rapport à ces matchs amicaux. Le premier acte, Wilson m’a demandé le numéro d’un arbitre nigérien, sachant très bien que j’ai travaillé au Niger. Il voulait ce numéro. J’ai appelé un ami au Niger qui a cherché l’arbitre et il m’a donné ce numéro et je l’ai directement communiqué à Wilson Peru­mal.»
«Le second acte que j’ai posé, Wilson m’a parlé des matchs amicaux et j’ai voulu aider nos frères arbitres ici au Togo. En ce moment, ils étaient au chômage. Ils n’avaient pas la chance d’aller officier un match international. Ils n’avaient pas la chance d’officier des matchs nationaux puisque le championnat ne se jouait pas. Il n’y avait pas de compétition. Donc j’ai demandé la faveur à Wilson de pouvoir au moins, pour les matchs internationaux, intégrer des arbitres togolais pour qu’ils puissent quand même bénéficier de l’expérience extérieure pour avoir un petit fonds, puisque les matchs à l’extérieur seront payés comme des matchs officiels organisés par la Fifa. Cela faisait rentrer de l’argent. Voilà ces deux actes que j’ai eu à poser par rapport à l’organisation des matchs en Afrique du Sud. Puisque d’autres parlent des matchs truqués ou de corruption, je ne suis pas impliqué dans le système de corruption de ces matchs ni dans le trucage de ces matchs puisque moi-même en personne je n’étais pas en Afrique du Sud. Si on parle de corruption, c’est que j’ai abordé une des deux équipes pendant ces matchs ou rencontrer certains joueurs avec qui j’ai des accointances. Ce qui n’est pas le cas…»
Africa Top Sport

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