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Légèrement en retrait depuis qu’il est devenu responsable du développement du football mondial à la Fifa il y a presque un an, Arsène Wenger en a profité pour concocter quatre règles qui pourraient drastiquement changer le visage du jeu.

Longtemps adulé par les fans des Gunners pour le jeu léché qu’il savait inculquer à ses équipes, Arsène Wenger veut continuer de se montrer offensif dans son nouveau rôle. Intronisé responsable du développement du football mondial à la Fifa depuis novembre 2019, l’Alsacien travaille depuis sur quatre mesures qui pourraient offrir davantage de diversité et de possibilités aux attaques. Dans les colonnes du Mirror, l’homme de 70 ans a dessiné les contours de ces dernières.
En première ligne de ce lifting : les situations de hors-jeu. Celles-ci, depuis toujours ou presque sujettes à débat, paraissent carrément caricaturales depuis l’instauration de la vidéo.
Au-delà du fait que les arbitres centrales laissent jouer l’action jusqu’à son terme malgré un hors-jeu évident, c’est surtout l’extrême rigueur avec laquelle la Var détecte ces situations coupables, en quadrillant le terrain notamment, qui pose question. Combien de fois un but a été refusé pour un millimètre d’épaule d’attaquant en avant par rapport au dernier défenseur ? Pour contrer ça, Wenger a une idée derrière la tête : inverser la règle. «Je voudrais qu’il n’y ait pas hors-jeu aussi longtemps qu’une partie de votre corps avec laquelle vous pouvez marquer est sur la même ligne que le défenseur», présente-t-il. Avantage à l’attaque, prime au spectacle.

Touche au pied et corner hors des limites valable
Autre règle ancestrale que Wenger veut remettre au goût du jour ? Les touches. Vous l’avez sûrement expérimenté vous-même ou décelé au stade et/ou à la télévision, avec un bon marquage adverse, le lanceur se retrouve sans solution. Notamment dans les ultimes minutes d’une rencontre où une formation se retrouve acculée sur ses bases. «A cinq minutes de la fin, la touche pour toi doit être un avantage, mais de fait tu joues à neuf joueurs de champ contre dix, et les statistiques montrent que huit fois sur dix tu perds la balle. Dans ta moitié de terrain, tu devrais donc avoir la possibilité de jouer au pied», lâche tout simplement Wenger. Les touches deviendraient alors peu ou prou des coup-francs de côté. Justement, l’ancien d’Arsenal voudrait également que les coup-francs puissent être joués pour soi-même. L’idée étant de ne pas ralentir le jeu, trop souvent saccadé (parfois même volontairement) par les phases arrêtées.
Dernier suggestion : rendre valables les corners sortant des limites du terrain durant leur course avant d’entrer à nouveau dans le champ. Une manière d’agrandir la palette du tireur et donc d’encore ajouter des cartouches à l’attaque. «Un corner brossé qui voit la balle sortir avant de revenir en jeu devrait être valable, cela créerait de nouvelles situations de but», illustre Wenger. Si la Fifa passait à l’attaque à son tour en actant ces changements radicaux, le football pourrait afficher un visage résolument plus offensif.
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