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On peut sans doute reprocher bien de choses à M. Barthélemy Dias, et surtout la vulgarité de son expression quand il parle d’une certaine catégorie de personnes, dont des journalistes. On ne peut pourtant que saluer l’acte qu’il vient de poser. Il vient au moins de démontrer que même sous nos cieux, on arrive à trouver des politiciens qui tiennent à la vertu de leur parole. Cela est d’autant digne d’être noté qu’on peut l’opposer à Aliou Sall sur ce point.
La seule chose que l’on peut porter au crédit de M. Sall Frère pour le moment, c’est, comme il l’avait dit sur Facebook, au lendemain de l’annonce par Le Quotidien, de l’intention du président de le limoger, de s’accrocher à ses fauteuils.
Voilà pourtant un personnage qui avait pris, en toute liberté, l’engagement, au lendemain de sa nomination à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), de renoncer à tous les autres mandats, en dehors de celui de la Mairie de Guédiawaye. Il avait même déclaré au Conseil de surveillance de la Cdc qu’il allait, «dans les plus brefs délais», rendre les tabliers de la présidence de l’Ams, ainsi que du Conseil d’administration de l’Agence de développement municipal (Adm). Il faut juste noter que c’est en sa qualité de président de l’Ams qu’il s’est retrouvé à la tête du Conseil d’administration de l’Adm. Or, la Cdc étant également dans le Conseil d’administration de l’Adm, Aliou Sall avait prétendu en son temps, vouloir éviter d’éventuels conflits d’intérêts en coiffant deux casquettes dans une même structure. Deux ans après, on a eu le temps de voir comment il respectait sa parole.
A contrario, cela offre une belle opportunité pour mettre en exergue l’acte que vient de poser Barthélemy Dias.
mgueye@lequotidien.sn

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