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En 2017, il y a des questions basiques que ceux qui nous dirigent sont incapables de régler : la santé. On ne peut continuer à être gouverné par des manchots, nourris et entretenus par le contribuable sénégalais, obligé de serrer la ceinture et de mourir en silence. La panne de l’unique machine de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec est une tragédie. Ce qui se passe au Centre national de transfusion sanguine (Cnts) est une faute professionnelle qui mérite une sanction administrative et même pénale. C’est un crime. Mais il n’y aura pas de coupables. Surtout que nos gouvernants qui trimballent partout leur vanité et leur manque d’urbanité sont occupés à confectionner leurs listes pour les Légis­latives. La seule chose qu’ils savent faire pour continuer à ramasser des avantages indus sur le dos brisé de ce brave Peuple qui se lève aux aurores pour avoir son pain quotidien.
On est sûr que le Président Macky Sall ne fera rien. Il tapera du poing sur la table pour essayer de calmer la colère des uns et des autres, de gronder ceux qui osent dénoncer sa gestion désinvolte du pays. Comme toujours ! Sans plus ! Même dans la marche de son parti, il est confronté aux mêmes problèmes qu’il est incapable de régler. Pourtant, la règle générale dans un management est simple : S‘il y a un problème dans une chaîne de responsabilités, il faut changer une pièce pour remettre la machine en marche. Cela évitera à certains de penser qu’ils ont un totem d’impunité et permettra aux autres de savoir à quoi s’en tenir en cas de manquements.
On peut être subjugué par le parcours académique et professionnel de Awa Marie Coll Seck, mais les fautes que son département accumule deviennent impardonnables. Finalement, ça devient de l’incompétence. Si on arrive à subir une rupture de réactifs au Cnts, on doit être désespéré de cette élite qui nous gouverne. Face à ce réquisitoire, les coupables entonneront la même plaidoirie pour justifier une bévue : Les longues procédures des marchés publics.
En 2017, on peut continuer à rêver d’émergence, lever des fonds dans les marchés financiers internationaux, avoir la certification de la Banque mondiale et du Fmi. Mais un Etat qui est incapable d’assurer des soins et une bonne éducation à ses citoyens est incompétent pour nous mener à l’émergence.

1 COMMENTAIRE

  1. En fait, la seule, l’unique et la simpiternelle problématique, c’est l’absence de sanctions dans ce pays. Les morts sur les routes, les incendies à la semaine, la radiotérapie et tout le reste sont la conséquence directe d’un laxisme administratif. Dans ce pays, on laisse rouler des voitures (Diaga Ndiaye) qui ont plus de 50 ans, qui ne sont plus fabriquées nulle part et dont il n’existe plus aucune pièce de rechange. es chauffeurs n’ont aucune appréhension parce qu’ils savent que rien ne leur arrivera ou alors si peu… Ils se conduiraient mieux si leur voiture était saisie et envoyée à la fourrière ou à la casse en cas de contravention grave au Code la route » Ils y penseraient 2 fois avant de s’engager dans les passerelles. Si la personne responsable des équipements techniques dans les hôpitaux avait été congédiée pour faute grave, son successeur agirait autrement une fois dans le poste. Il ne sert à rien de faire des communiqués, des états généraux ou conseils ministériels sur la sécurité. Il faut tout simplement appliquer les lois qui existent et les appliquer dans toute leur sévérité. Mais ça c’est au delà des forces de l’administration sénégalaise et de ceux qui leur donne des ordres, le gouvernement. On sait bien que le paradoxe n’embarasse pas le gouvernement mais nous attendons toujours la réponse quand à savoir comment on peut imposer la non importation de voitures de plus de 8 ans mais permettre la libre circulation d’autres voitures de plus de 50 ans.

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