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Macky Sall réélu, alors se pose l’incontournable question de sa succession. Alors qui ? Impertinence alors même qu’il a cinq années pour diriger le pays ! Tout le monde épie ses premiers faits et gestes qui, sans doute, auront des effets le moment venu. Tel dans un jeu de cartes, il déplace les pions comme pour cacher son jeu. Il en supprime aussi. Et justement la suppression inattendue du poste de Premier ministre fait couler beaucoup de salive. Officiellement et selon l’exposé des motifs, c’est pour permettre au président de la République de disposer d’un «temps court» pour imprimer «la célérité, l’efficacité et l’efficience dans l’action gouvernementale». Ce qui est résumé en deux mots séduisants : fast track (vite et bien). Parce que, constatait-on, il y avait une certaine lourdeur. Alors, un projet de loi constitutionnelle est envoyé à l’Assemblée nationale pour «toiletter» la Constitution. Par conséquent, le Sénégal retourne au «régime présidentiel caractérisé par un pouvoir exécutif rationalisé». Le président de la République – et non le gouvernement – est seul responsable devant l’Assemblée nationale. Et en contrepartie, celle-ci ne peut plus provoquer la démission du gouvernement par le vote de confiance ou d’une motion de censure.
Ainsi, Mahammed Boun Abdallah Dionne devient Secrétaire général de la présidence de la République et les activités du gouvernement sont conduites par son prédécesseur à ce poste, Maxime Jean Simon Ndiaye qui, lui, prend le Secrétariat général du gouvernement. Le nom du potentiel successeur attendra, mais le débat sur la succession reste entier.

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