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Les acteurs de la santé ont plaidé hier pour la pérennisation du Ré­seau d’Afrique de l’Ou­est des laboratoires d’analyse biomédicale (Resaolab). Les réalisations de cet instrument médical sous-régional lui ont valu cette plaidoirie.

Le Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires d’analyse biomédicale (Resaolab), mis en place en 2009, à Dakar, par le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal avec le soutien de la Fondation Mérieux et l’Agence française de développement (Afd) avant d’être rejoints par le Bénin, le Niger, le Togo et la Guinée Conakry, est arrivé à sa 2ème et dernière phase. Cepen­dant, les acteurs souhaitent la péren­nisation du Resa­olab. Selon le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de l’action sociale, qui a plaidé pour sa pérennisation, Resaolab a pendant ces 8 années fait des réalisations dans des domaines de la formation, de la surveillance épidémiologique et de l’assurance qualité. «En effet, ce projet a permis la mise en place dans les différents pays des infrastructures de qualité dédiées à la formation de personnel de laboratoire et à l’assurance qualité. Resaolab a également beaucoup contribué dans le secteur des laboratoires dans la collecte et la notification des données de laboratoire dans des cas confirmés. La supervision des laboratoires a été renforcée de même que l’évaluation externe de la qualité des analyses», a développé Farba Sall, qui a présidé l’ouverture officielle des travaux de cet instrument. A l’en croire, ces résultats ont été obtenus, grâce à l’intelligence et à la capacité du Resaolab à mettre l’accent sur les besoins des pays et d’impliquer les responsables dans la conception et la mise en œuvre des activités. Au Sénégal, le Réseau national des laboratoires qui est érigé en division au sein de la direction des laboratoires s’occupe de l’accompagnement de tous les laboratoires publics et privés jusqu’au niveau périphérique. «Nous sommes certains que l’appartenance à ce réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires a permis de mieux améliorer les choses. Ce réseau mérite donc de survivre aux différentes phases», a encore expliqué Far­ba Sall. Embouchant la mê­me trompette, le directeur des laboratoires au ministère de la Santé et de l’action sociale, a fait part de son souhait d’avoir une 3ème phase. «Nous attendons aussi de cette rencontre la suite puis­que nous arrivons à la fin d’une 2ème phase et nous espérons en avoir une 3ème pour continuer à faire le travail fait aujourd’hui», a-t-il renchéri.

Difficultés rencontrées dans leur fonctionnement : Les laboratoires manquent de ressources humaines

Les laboratoires ont besoin de plus de ressources humaines. L’insuffisance de ces dernières est l’une des principales difficultés que rencontre ce secteur au Sénégal. «Aujourd’hui nous avons surtout besoin d’appui en ressources humaines qualifiées qui ne suffissent jamais, donc il faut améliorer», a plaidé hier Pr. Ahmed Lyane Sow. Le directeur des laboratoires au ministère de la Santé et de l’action sociale a fait part de ce souci en marge du 4ème  Comité de pilotage international du Réseau d’Afrique de l’Ouest des laboratoires d’analyse biomédicale (Resaolab). Revenant sur le sens de l’atelier, Pr Sow explique que c’est dans le cadre du renforcement de l’existant. C’est-à-dire faire des sessions de formation continues de plusieurs modules que les sept pays de l’Afrique de l’Ouest, membres du Resaolab ont en commun et que chacun mettra en œuvre. Ce qui, selon lui, permet d’améliorer les capacités au niveau des laboratoires mais aussi d’y instaurer la démarche qualité. «Nous venons de terminer au Sénégal par exemple un audit de qualité dans 100 laboratoires publics et privés et nous allons les accompagner pour combler le gap à partir des normes internationales», indique-t-il. Pr Sow et Cie ont aussi quelques soucis au niveau de la maintenance des équipements. «Là aussi nous travaillons avec une direction qui s’en occupe au ministère de la Santé pour améliorer ce qui se fait. Donc aujourd’hui nous sommes partis de très loin. Dieu merci nous avons pu faire un pas important grâce à l’appui de l’Etat et de Resaolab», dixit Ahmed Lyane Sow.

ksonko@lequotidien.sn

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