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Les auditions dans le fond de Guy Marius Sagna et Cie ont pris fin hier. Leurs avocats ont introduit une demande de mise en liberté provisoire.

Guy Marius Sagna et ses quatre autres co-prévenus ont été entendus hier par le Doyen des juges. Les auditions ont débuté à 11h 15 mn pour finir à 15h. Selon Me Moussa Sarr, les auditions se sont passées dans «d’excellentes conditions». L’avocat annonce avoir déposé une demande de liberté provisoire et attend de savoir la suite. «Si notre demande de mise en liberté est rejetée, nous allons interjeter appel, conformément à la procédure. Mais nous espérons qu’elle ne sera pas rejetée parce que toutes les conditions exigées par la loi sont réunies», a-t-il rassuré. Pour lui, ses clients sont «régulièrement domiciliés» et leur détention «n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité». Me Sarr est convaincu qu’il n’y a pas de trouble à l’ordre public. Par conséquent, souligne-t-il, «la liberté étant le principe, je ne vois aucune raison de les garder en prison».
Pour Me Khoureychi Ba, le juge d’instruction a dû user d’un «artifice» en convoquant l’article 139 du Code de procédure pénale alors que le procureur qui est le maître des poursuites «n’a jamais visé cet article». Selon lui, c’est l’ensemble des prévenus, à l’exception de Guy Marius Sagna, qui sont inculpés du chef de «participation à une marche interdite». Et de ce point de vue, Me Ba estime que c’est un délit dont la pénalité maximale est de 3 ans. Or, s’étonne-t-il, «le Code de procédure pénale, en son article 127, alinéa premier, dit que dans ce genre d’infractions, lorsque les prévenus sont régulièrement domiciliés, dans le ressort du Tribunal compétent, le mandat de dépôt n’est pas possible», a-t-il expliqué, espérant que «justice sera rendue» à leurs clients.

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