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Le président du Conseil départemental de Vélingara a fait face au public de tous les coins de ce terroir et aux autorités administratives, samedi, pour présenter le bilan de 5 ans d’exercice du pouvoir local.

Les mandats des exécutifs des collectivités territoriales sont arrivés à terme le mois de juillet dernier. N’eut été la prorogation dont ils ont bénéficié, le processus de leur renouvellement serait déjà enclenché. Il n’empêche, des maires, sachant que leur mandat est arrivé à terme, se sont fait un devoir de présenter le bilan de leur exercice du pouvoir pendant les 5 dernières années. C’est le cas du ministre-maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, et de celui de Thiès, Talla Sylla. Ibrahima Barry est le premier président de Conseil départemental du Sénégal à se prêter à l’exercice. Il l’a fait samedi dernier, dans un campement touristique de la place, en présence d’un public venu de tous les coins de cette localité, du préfet, de l’Agence régionale de développement de Kolda et des chefs de services déconcentrés de l’Etat. Justifiant l’initiative, M. Barry a martelé : «La reddition des comptes ne doit pas être perçue comme une persécution politique. C’est une exigence citoyenne.» Même si, note-t-il, il y a des mécanismes techniques internes de contrôle et de reddition des comptes, qui ne sont pas connus par les populations mandantes. A celles-ci, l’Inspecteur des impôts et domaines a demandé, comme l’a dit l’autre, de n’ «avoir ni amour ni haine pour leurs dirigeants politiques. Qu’elles aient pour eux les sentiments que l’on a pour son cocher : il conduit ou il conduit mal».  Une démarche saluée et magnifiée par le préfet de Vélingara, Abdourahmane Ndiaye, qui a exhorté tous les maires du département à en faire de même. Car dit-il : «La reddition des comptes, le contrôle citoyen de l’action publique, est le meilleur témoignage d’une volonté de transparence.»

Les réalisations
D’emblée, le président Ibrahima Barry a indiqué que les collectivités territoriales ne sont pas dotées de moyens suffisants pour s’acquitter correctement des tâches de développement. Toutefois, les «maigres moyens de l’Etat, ajoutés aux initiatives menées vers la diaspora basée en Europe et les Ong, ont permis de faire des réalisations particulièrement dans les domaines de la santé et de l’éducation». Le Secrétaire général de l’institution, Chérif Alassane Diao, sans donner de chiffres, a montré en diapo des infrastructures physiques, du matériel et fait entendre des témoignages. L’éduca­tion a semblé être le secteur le plus gâté de la gestion de Ibrahima Barry. Pas moins de 6 salles de classe ont été définitivement réceptionnées à Diaobé, à Pakour, à Darsalam Manda. D’autres ont été achevées au lycée de la commune de Vélingara. Cette dernière a bénéficié de la construction d’allées piétonnes, d’un parking, de vestiaires et d’un plateau sportif multifonctionnel. Ailleurs ce sont des sanitaires qui sont construits ou encore l’accès à l’eau a été facilité.
Quid de la santé ? «Beaucoup de matériels médicaux sont convoyés ici grâce à nos ressortissants basés en France et en Suisse en plus d’une ambulance acquise par la bonne volonté de partenaires sénégalais et italiens. Sans compter le camp de cataracte qui a permis d’ouvrir les yeux à beaucoup de personnes déjà vaincues par la cécité», dit le président du Conseil départemental. Les secteurs du sport, de la jeunesse, de la culture, de l’agriculture et du maraîchage ainsi que les lieux de culte et les indigents ont tous eu leur part d’investissement de la part du Conseil départemental. Alors que le sous-secteur de l’élevage, à travers le chef du service technique, réclame plus de sollicitude de la part des collectivités territoriales.

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