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Le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement livre encore une date de fin des travaux du Ter. «Le projet du Ter va prendre fin d’ici fin décembre 2020. Il appartient au président de la République de choisir la date de démarrage», a avancé Oumar Youm.

Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, s’est encore prononcé sur les travaux du Train express régional (Ter). «Le projet du Ter va prendre fin d’ici fin décembre 2020. Il appartient au président de la République de choisir la date de démarrage», a déclaré Me Youm. La pandémie est l’une des causes de ce retard. Selon le ministre, seuls les marchés de construction des gares et celui de la signalisation et de l’électrification sont à finir. «Le gouvernement met une pression aux sociétés sénégalaises en charge de la construction des gares pour terminer les travaux», a précisé le ministre. Qui a profité de la présence des médias pour expliquer le contrat de convention que l’Etat a signé. «Nous devons renouveler le parc automobile du pays. 45 mille voitures doivent être changées pour un montant de 900 milliards de francs Cfa. Il ne faut pas prendre ce chiffre et le diviser par 45 mille. Ces voitures, l’objet de la polémique, coûtent 16,9 millions de francs Cfa. Toute personne pouvant apporter les garanties sur les conditions définies peut naturellement devenir fournisseur. L’Etat n’achète ni ne vend des voitures», dit-il. Toujours dans cet élan de renouvellement, Oumar Youm a indiqué qu’en «mars 2021, les voitures de plus de 40 ans ne rouleront plus au Sénégal. Une durée d’exploitation va entrer en vigueur. Les taxis auront 10 ans, les bus 15 ans, et 20 ans pour les poids lourds. L’appli­cation de cette mesure est prévue pour 2022».
Ces propos ont été tenus hier, lors du vote de la loi portant création du Fonds d’entretien routier autonome (Fera). Bien qu’existant depuis 2007, le Fera n’a commencé ses activités qu’en 2009. Pour autant, depuis lors, il peine à remplir correctement sa mission de mobilisation de fonds pour la construction et l’entretien du réseau routier. Il est, ainsi, dissout et remplacé par un organisme public autonome.
Sur un besoin annuel de financement de plus de 80 milliards de francs Cfa, le Fera a difficilement mobilisé un montant de 50 milliards, alors que les besoins financiers de l’entretien routier ne cessent d’augmenter. Ce nouveau statut permettra à cet organe d’être plus conforme aux dispositions de la directive de l’Uemoa portant harmonisation des stratégies d’entretien routier dans les Etats. Le Fera aura de plus amples aptitudes administratives et financières lui permettant d’atteindre les performances attendues. Il jouit de l’autonomie administrative de gestion comptable et financière. La totalité des ressources de la taxe d’usage de la route lui sera versée. Le Fera deviendra à terme un fonds de troisième génération qui s’occupera de l’entretien permanent, préventif et de la réhabilitation des routes.

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