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Après 7 années d’intervention dans la région de Kédougou pour venir à bout de l’insécurité alimentaire, le programme de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal, Usaid/YaaJeende, plie bagages. Il a tenu la semaine dernière un Comité régional de développement de clôture des activités du programme.

La cérémonie a été solennelle. La salle qui a servi de cadre pour abriter le Comité régional de développement consacré à la clôture des activités du programme de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire au Sénégal, Usaid/­YaaJeende, dans la région de Kédougou, a été pleine à craquer. La vague dans l’âme, le nouveau coordonnateur du projet, Mohamed Bachir Ndiaye, dit que «tout projet a un début et une fin». Dans le cadre de la sécurité alimentaire à Kédougou, le sieur Ndiaye ex­plique : «Nous avons pleinement joué notre partition. En charge aux autres partenaires de poursuivre le travail pour une pérennisation des acquis.»
Lors de sa mise en œuvre, le programme a pris en considération les problèmes liés à la disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation des ressources alimentaires par la mise en œuvre d’une approche inclusive et novatrice. Cette approche intègre plusieurs axes tels que  l’agriculture, l’élevage, la nutrition et la gouvernance. L’approche agricole pour la nutrition a essentiellement reposé sur l’accroissement de la production et de la productivité agricole par la promotion de techniques innovantes, l’émergence d’un secteur privé local, apte à fournir des produits et services agricoles et nutritionnels requis aux populations.
Aussi, le programme a reposé sur l’amélioration de la gouvernance et de la résilience par le renforcement de capacités des élus locaux et des citoyens à travers la mise en œuvre de mécanismes, d’outils de planification et de suivi des questions liées à la sécurité alimentaire. A cet effet, le maire de Fongolimbi, Samba Camara, n’a pas manqué de saluer les efforts consentis par le programme pour améliorer les conditions d’existence des populations de sa commune. «Ce départ annoncé nous attriste», dixit-il. Néanmoins, il s’est félicité des outils et des formations subies qui pourront les aider à lutter contre la pauvreté.
«Le projet nous a laissé des outils de travail et une ressource humaine bien formée pour nous accompagner. On va poursuivre le travail déjà entamé par le programme», a confié le maire de Fongolimbi. Venu présider la rencontre, le gouverneur Kha­dim Hann, chargé du développement, a dit toute sa satisfaction à la suite des témoignages et présentation du projet. Cependant, il a laissé entendre qu’il y a des rectificatifs et des améliorations à faire par rapport aux faiblesses du programme. Le sieur Hann de lancer : «Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Mais nous sommes satisfaits des résultats qui ont été produits par le programme dans la région.»

msdiallo@lequotidien.sn

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