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La finale du concours en langue chinoise, «Pont vers le chinois», s’est tenue hier à l’Institut Confucius de Dakar. Mame Mbodj Faye, vainqueur de la compétition, représentera le Sénégal à la Mondiale du «Pont vers le chinois» qui se tiendra en juillet prochain en Chine. Arrivé second, Etienne Ngom obtient lui un ticket pour un séjour culturel au pays de Xi Jinping.

Hier, la finale du concours «Pont vers le chinois» a été rude. Les 10 candidats en lice et issus de l’Institut Confucius, de l’Institut supérieur de management (Ism) et de Bordeaux management school (Bem) ont rivalisé de talents en montrant surtout durant les différentes phases de la compétition leur maîtrise de la langue de Confucius. Ils ont chanté, dansé et exprimé leurs rêves en chinois. De quoi séduire tout un public dans lequel on pouvait compter l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, Zhang Xun, le recteur de l’Ucad, Ibrahima Thioub, le directeur de l’Institut Confucius, Mamadou Fall, les étudiants, le corps professoral et les membres du jury qui, installés aux premières loges, ont eu la lourde tâche de départager les candidats. Au final, Mame Mbodj Faye a remporté le premier prix, suivi de Etienne Ngom, en seconde place, et Loïc à la troisième place. Bara Sy Dieng a obtenu, quant à lui, le prix du plus éloquent et Jonita, celui du plus talentueux. Le reste des candidats ont reçu des encouragements.
Seuls, Mame Mbodj Faye et Etienne Ngom iront donc en Chine en juillet prochain, et le lauréat du Sénégal participera à la Mondiale du concours, tandis que son second, Etienne Ngom, aura le privilège d’y assister. Vainqueur du concours, Mame Mbodj Faye a exprimé sa joie en toute humilité : «J’aime la langue chinoise et je l’apprends depuis deux ans maintenant. J’ai travaillé avec pas mal d’entreprises chinoises. Je peux exprimer mes besoins dans cette langue», a-t-il confié après son sacre. Etudiant à l’Institut Confucius et licencié au département d’Anglais, il a par ailleurs révélé qu’il est un amoureux de langue et a conscience que représenter le Sénégal au niveau international est une lourde tâche. «Je vais essayer de faire de mon mieux pour dignement représenter mon pays», a-t-il rassuré. Le recteur de l’Ucad, qui a été fortement séduit par les prestations des différents candidats, a magnifié le concours «Pont vers le chinois» qui, cette année, en est à sa deuxième édition au Sénégal. «Les performances artistiques que nous avons vues montrent que les étudiants maîtrisent parfaitement la langue», a-t-il noté. Félicitant l’équipe pédagogique de l’Institut Con­fucius et l’ambassade de Chine, initiatrice du concours, le recteur Ibrahima Thioub a relevé le caractère «extraordinaire» du concours qui participe à établir un pont entre la Chine et le Sénégal. Se prononçant sur le thème de la compétition, «Les rêves éclairent l’avenir», le Professeur Thioub a indiqué que ce pont est un rêve collectif et déjà le début d’une réalité. «Nous allons continuer à bâtir ensemble l’avenir de façon poétique», a-t-il présagé. Tout comme l’ambassadeur de Chine au Sénégal qui espère ainsi raffermir les liens d’amitié entre les deux Peuples.
aly@lequotidien.sn

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