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La finance islamique, malgré sa faible pénétration, commence à se développer au Sénégal. Le marché a été assez vierge dans notre pays. Mais aujourd’hui, les acteurs s’intéressent de plus en plus à cette activité, a relevé hier Mme Soukeyna Niang Sakho, Directeur général de Coris bank international Baraka. En effet, souligne Mme Sakho, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a édicté deux instructions relatives à l’activité et aux produits. Ce qui fait que des banques s’y intéressent davantage. En guise d’exemple, elle évoque «le cas de la banque Cbi, qui a développé dans les pays où elle est implantée, une branche finance islamique et de certaines institutions de microfinance, de Fonds financiers et de sociétés d’assurance qui ne sont pas en reste». Ainsi, note le Directeur général de Cbi Baraka, un développement des produits qui témoigne de l’intérêt que le marché accorde à la finance islamique. Et à ses yeux, «les perspectives restent intéressantes, même si l’activité reste marginale comparée à celle de la finance conventionnelle».
De l’avis de Dr Abdessater Khouildi, président du conseil de conformité interne de la Cbi Baraka, «le Sénégal est pays qui offre beaucoup de potentiel humain et en même temps un potentiel en termes de matière. Par conséquent, la finance islamique peut y avoir une place prépondérante. A preuve, le Sénégal dispose d’une banque islamique depuis près d’un quart de siècle et beaucoup de banques vont être créées, cela veut dire que le marché s’y prête».
Cbi Baraka, la banche finance islamique de Coris bank international, a réuni hier des membres du comité chariatique, des jurisconsultes, des oulémas, entre autres experts, pour échanger sur les principes de la finance islamique ainsi que l’offre bancaire qu’elle propose.
La palette de produits que présente l’institution s’adressent aussi bien aux musulmans qu’aux non musulmans.

dialigue@lequotidien.sn

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