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Après l’Agence française de développement (Afd), c’était au tour de la Banque mondiale de procéder hier, à la signature d’autres accords avec le gouvernement du Sénégal.  Il s’agit des accords relatifs au financement additionnel du projet eau et assainissement en milieu urbain et à l’appui à la politique de développement pour les réformes structurelles multisectorielles pour un montant de près de 52 milliards de francs Cfa. Le premier accord  d’un montant de  17,5 milliards de francs Cfa est un financement additionnel du Peamu, en cours d’exécution depuis le 18 janvier 2016. Son objectif, indique le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, est d’accroitre l’accès aux services d’alimentation en eau et d’assainissement dans certaines zones urbaines et de contribuer aux objectifs de développement du Sénégal en termes de réduction de la pauvreté, de création de richesse et de développement du capital humain.  Dans le sous-secteur de l’hydraulique urbaine, ce financement additionnel permettra d’augmenter les disponibilités et la qualité de l’eau. Alors que dans le sous-secteur de l’assainissement urbain, l’appui additionnel de la Banque mondiale permettra la fourniture d’installations  d’assainissement dans le centre urbain de Joal-Fadiouth, entre autres.
Cet appui, ajoute Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale, «vise à combler le déficit actuel en eau de la région de Dakar et anticiper la réalisation d’ouvrages pour faciliter le transit ultérieur des débits d’eau supplémentaires qui seront issus du projet Kms3». Mme Cord rappelle également, que «le Peamu vise principalement à produire, d’ici à 2019, 30 mille m3/j d’eau à partir de l’aquifère de Tassette, pour contribuer à la réduction du déficit d’approvisionnement en eau de Dakar, en complément du programme de mobilisation de 40 mille m3  d’eau souterraine, financé sur fonds propres par la Sones dans la phase intérimaire de Kms3». Le présent financement additionnel, dit-elle, veut «renforcer cet objectif et dans une vision prospective, à connecter, à partir de 2020, la zone de l’aéroport de Diass et la Petite-Côte au système d’adduction d’eau du Lac de Guiers».
Le deuxième accord relatif au projet d’appui à la politique de développement pour les réformes structurelles multisectorielles  bénéficie d’un financement de  35 milliards de francs Cfa. Le projet vise particulièrement, à soutenir les efforts du Sénégal dans le renforcement de la gouvernance et de la gestion du secteur de l’énergie, afin de réduire les coûts, améliorer la fiabilité et faciliter l’accès équitable à l’électricité. Il s’agit aussi, d’améliorer le cadre juridique et règlementaire du secteur des Tic pour promouvoir la concurrence, les inves­tissements et l’accès équitable.
Il y a de cela juste deux semaines, Amadou Ba et Louise Cord procédaient à la signature de 4 accords de financement entre le Sénégal et la Banque mondiale, pour un montant global de plus de 300 milliards de francs Cfa, relatifs à d’importants projets de développement.
  ksonko@lequotidien.sn

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