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Le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, et l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, ont signé hier deux nouvelles conventions de financement d’environ 10,147 milliards de francs Cfa, relatives au renforcement de la compétitivité des entreprises et à l’appui de la gouvernance des institutions publiques.

Le Sénégal et la France viennent de poser un autre jalon dans leur coopération financière. Les deux Etats ont signé hier, via le ministre sénégalais de l’Eco­nomie, des finances et du plan, Amadou Ba, et Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, deux conventions de financement  relatives au «Projet de renforcement de la compétitivité des entreprises pour développer l’emploi dans les zones de départ des migrants» et au «Projet d’appui à la gouvernance des institutions publiques nationales et locales (Pagis)» pour un montant total d’environ 10,147 milliards de francs Cfa.
Le premier projet est une subvention d’un montant de 9,812 milliards de francs Cfa destinés à pérenniser les activités du Programme de mise à niveau des entreprises sénégalaises (Pm­nes) initié depuis 2005 par le gouvernement du Sénégal. Son objectif est de renforcer la compétitivité d’entreprises ciblées du Sénégal dans le cadre des ouvertures économiques en accroissant leur maîtrise des coûts énergétiques et de limiter leurs externalités négatives sur l’environnement naturel. Il favorisera, d’après les autorités, l’extension de la couverture nationale du Pm­nes dans les régions les moins prospères qui sont aussi les principales zones de départ des migrants, notamment la Casa­mance, la vallée du fleuve, de Louga à Matam, du Sud-Est, ainsi que le déploiement de divers accompagnements, adaptés aux profils des entreprises de ces zones, en soutien à la croissance économique et à la création d’emplois locaux. Ce projet s’inscrit dans un contexte d’investissement public renouvelé en Casamance dont le Président Macky Sall entend faire un nouveau pôle d’attraction économique et sociale. Ledit projet permettra, entre autres, de promouvoir l’emploi, en particulier des jeunes, en améliorant l’offre de formation et d’insertion professionnelle.
Quant au second projet, explique-t-on, il bénéficie aussi d’une subvention d’un montant de 334,562 millions de francs Cfa. Sa mise en œuvre permettra la poursuite de l’appui de la France aux administrations fi­nan­­cières et économiques du Sénégal au niveau central, à travers le Fonds de solidarité prioritaire (Fsp) de soutien.  L’objectif de ce projet est tourné vers la décentralisation financière tout en focalisant ses activités sur des opérations de recensement, de renforcement de l’efficacité des contrôles fiscaux, de l’élargissement des assiettes fiscales, mais également de renforcement des capacités des élus locaux et du personnel cadre des collectivités locales.
Pour le gouvernement, ce projet permettra, entre autres, d’appuyer l’Administration des im­pôts et des domaines dans ses activités de mobilisation des ressources fiscales locales, les communes pilotes dans la mise en place des commissions de fiscalité locale et de formation de leurs acteurs. Ce projet, à les en croire,  prend en compte les priorités nationales, mais également une plus grande sélectivité des interventions de la France dans les secteurs prioritaires auxquels Macky Sall et son gouvernement accordent une attention particulière dans l’axe 3 du Pse : gouvernance, institutions, paix et sécurité.

Plus de 327 milliards mobilisés depuis le Groupe consultatif
Suffisant pour que les autorités magnifient l’exemplarité de la coopération entre les deux pays qui «procure beaucoup de satisfaction, tant du point de vue de la diversité des interventions qui embrassent les secteurs prioritaires de l’économie nationale que de la qualité du portefeuille. En effet, ces interventions couvrent les secteurs clefs du Plan Sénégal émergent. Cette coopération s’est matérialisée par la signature, depuis la tenue du Groupe consultatif, de 24 con­ventions de financement pour un montant total d’environ 327,053 milliards de francs Cfa, faisant de la France l’un des premiers partenaires de l’Etat du Sénégal en matière de coopération au développement».
dialigue@lequotidien.sn

1 COMMENTAIRE

  1. L’aide française en Afrique et au Sénégal, pour le renforcement des entreprises et l’emploi de jeunes et la lutte contre la migration, OK ! Mais à condition qu’il y ai transparence et résultat
    Si le fric disparait sans explication, on arrête les aises inutiles !

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