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L’Etat sénégalais est le principal bailleur du Système statistique national (Ssn), selon les résultats du Rapport national sur le soutien à la statistique (Cress) de l’exercice 2017. Entre 2014 et 2019, le financement de l’Etat représente 59% du budget des projets de la statistique publique contre 41% pour les partenaires.

Par Ngoundji DIENG

L’Etat fait de gros efforts en matière de financement des activités de la statistique publique. Il est le principal pourvoyeur de fonds du Système statistique national (Ssn), selon les résultats du Rapport national sur le soutien à la statistique (Cress, acronyme anglais) de l’exercice 2017, rendus publics hier. Entre 2014 et 2019, le financement de l’Etat représente 59% du budget des projets de la statistique publique contre 41% pour les partenaires techniques et financiers. Au cours de la période sous revue 2014-2019, les montants alloués au financement des projets et programmes de la statistique publique ont été en nette évolution, passant de 9,3 milliards de francs Cfa en 2014 à un budget prévisionnel de plus de 18,2 milliards de francs Cfa en 2019, après un pic de 24 milliards en 2018, révèle toujours le rapport.
Ce rapport sur le soutien à la statistique est la deuxième enquête réalisée au Sénégal. Il inventorie l’ensemble des financements du Système statistique national, que ceux-ci proviennent de ressources nationales ou de l’aide extérieure. Il va permettre aux décideurs et aux Ptf d’être mieux informés sur les montants, les types de crédit et les modalités de financement de la statistique au Sénégal. L’enquête va permettre aussi d’améliorer la coordination du Système statistique national afin de fournir des informations pour une meilleure harmonisation des efforts des partenaires et de réduire les redondances.
Le directeur adjoint de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne qu’à travers cette enquête, les domaines statistiques qui nécessitent un soutien supplémentaire seront identifiés et le rapport de l’enquête servira d’outils de plaidoyer en faveur de la statistique auprès du gouvernement et de ses partenaires car, souhaite Babacar Ndir, «l’objectif est de mener cette enquête de manière périodique».

La statistique doit
s’adresser au secteur du gaz et du pétrole
Le représentant des partenaires au développement estime pour sa part que la statistique doit s’adresser à l’avenir aux questions nouvelles comme le développement du secteur minier avec l’exploitation prochaine du gaz et du pétrole au Sénégal. A cet égard, indique-t-il, le renseignement des cibles pour les objectifs du développement durable constitue un chantier d’envergure. Et pour lui, le présent Cress s’inscrit dans l’utilisation efficace de ressources pour répondre à des besoins en croissance et aux nouveaux défis.
Pour Babacar Ndir, l’existence d’une capacité de base statistique, c’est-à-dire la capacité à produire en continu l’information statistique cohérente et fiable dans les conditions d’intégrité et de rigueur méthodologique, constitue le noyau par lequel s’élaborent les pratiques de responsabilité et de transparence de l’autorité publique. Mais, soutient-il, sa réalisation passe par la mise à disposition de moyens institutionnels, financiers, matériels, techniques et humains suffisants pour assurer sa préservation.
Le financement des activités du Système national de statistique s’est souvent posé avec beaucoup d’acuité. Dans la cadre de poursuites des réformes entamées en 2004, les autorités ont entrepris de mettre sur pied un fonds de développement de la statistique pour mieux sécuriser les financements destinés aux activités statistiques. Ce, d’autant que l’ambition du Système statistique national est de promouvoir le développement de la statistique à tous les niveaux et dans les secteurs de l’activité gouvernementale de manière à faciliter dans tous les domaines la prise de décisions.
ndieng@lequotidien.sn

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