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Le Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) a lancé depuis le 28 décembre dernier un appel à candidatures. Seulement, des lenteurs sont toujours notées dans le décaissement des fonds de l’exercice en cours. Selon le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, qui a rencontré la presse ce jeudi, des lenteurs au niveau du Trésor expliquent ces retards.

L’appel à candidatures pour l’année 2019 du Fonds de développement des cultures urbaines (Fdcu) a été lancé le 28 décembre dernier. Pour ce présent exercice, la direction des Arts vise l’excellence. Avec l’augmentation de ce fonds qui est passé de 300 millions de francs Cfa à 600 millions, M. Koundoul envisage d’engager beaucoup plus de projets que les années précédentes, de renforcer davantage les dotations et de mieux structurer le secteur en mettant le focus sur la formation de base. De 39 projets en 2017, le Fdcu est passé à 71 projets en 2018 pour des montants qui se situaient entre 2,5 millions à 10 millions de francs Cfa. « Il y a beaucoup de jeunes qui n’ont pas encore cette étoffe qui leur permet de présenter un dossier, mais ils sont dans le secteur. Il ne faut pas qu’on les laisse en rade parce qu’après c’est tout de suite des critiques. Tout est pour les anciens, les grands», souligne Abdoulaye Koundoul. Pour ce dernier, il faut soutenir les jeunes pousses, mais ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est de tirer le Fdcu vers le bas. «Nous n’allons pas tirer le fonds vers le bas. Nous continuerons à viser l’excellence. Les gens devront faire l’effort de structurer leurs propositions et de les rendre pertinentes. Si elles ne le sont pas, nous ne pourrons pas leur donner de l’argent public. C’est un appel structuré, organisé où des critères sont de mise. Si vous n’êtes pas dans cette logique, vous ne pourrez pas bénéficier de ces fonds. Pour des soucis de cohérence, on ne peut pas ouvrir ce fonds et le donner à n’importe qui», insiste M. Koundoul.
Revenant sur les retards notés dans le décaissement de l’exercice de cette année, M. Koundoul indique que la difficulté, c’est souvent de pouvoir respecter le timing et dérouler en temps opportun. «Nous avons une maîtrise de ce que nous gérons. Une fois que le travail est fait, les conventions signées, les chèques transmis au niveau du Trésor, nous n’avons plus de maîtrise de la situation. Cela a donné ce que ça a donné avec beaucoup de retard. Il y en a dont les projets étaient prévus en termes de mise en œuvre déjà au mois de mars, avril, mai, qui n’ont reçu leur chèque qu’en novembre, décembre. Ce sont des difficultés», explique M. Koundoul. Il poursuit en disant qu’il reste encore 8 projets qui n’ont pas reçu leur chèque. «Les chèques sont en souffrance au niveau du Trésor. Nous n’avons pas une maîtrise de ça. C’est l’une des plus grandes incertitudes de la conduite de ce projet. Nous avons décidé d’aller voir les responsables du ministère des Finances pour trouver des solutions. Il faut tenir compte de l’agenda de la mise en œuvre de ces projets. Ceux qui sollicitent le ministère de la Culture ne comptent que sur ce que le ministère leur donne. Géné­ralement, ils n’ont pas d’autres partenaires», précise-t-il.
aly@lequotidien.sn

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