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M. Nathan Belete, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal

105 milliards 871 millions de francs Cfa, c’est le montant de l’appui budgétaire que la Banque mondiale, via l’Association internationale de développement (Ida), a décidé d’accorder au Sénégal. Son Conseil d’administration a approuvé mercredi dernier le crédit destiné au développement énergétique durable et à l’économie numérique au Sénégal.

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale emboîte le pas à ceux de la Banque africaine de développement (Bad) et du Fonds africain de développement (Fad). L’instance de décision de l’institution de Bretton woods a approuvé mercredi «un crédit de 180 millions de dollars, soit environ 105 milliards 871 millions de francs Cfa de l’Association internationale de développement (Ida)», un démembrement de l’institution de Bretton woods qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Cet appui budgétaire vise, d’une part, à «soutenir les efforts du Sénégal visant à stimuler la compétitivité des secteurs de l’énergie et des technologies de l’information et de la communication (Tic) et, d’autre part, à améliorer l’accès aux services pour les plus vulnérables». Le programme, selon les partenaires financiers, «contribuera à réduire le coût de production de l’électricité, à améliorer les performances du service public d’électricité, à élargir la concurrence dans le secteur des Tic et à bâtir une économie numérique durable».
A ce propos, déclare Nathan Belete, directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, cité dans le communiqué de la banque, «des services d’électricité et de Tic fiables, abordables et accessibles sont essentiels à la compétitivité et à la transformation économique du Sénégal».
La banque considère aussi que «cet appui budgétaire a soutenu les efforts du gouvernement au cours des 36 derniers mois pour diversifier ses sources pour son mix énergétique avec une utilisation plus importante du gaz et des énergies renouvelables, tout en élargissant l’accès des plus pauvres à l’électricité. Le programme élargit également l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur des Tic, augmente les investissements du secteur privé et continue de développer les fondements de l’économie numérique. Toutes ces mesures permettront de réduire les coûts et, par conséquent, de faciliter l’accès aux services de base soutenant la croissance économique, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’accès à ces services pour les plus pauvres».
De l’avis du chargé du programme au sein de la Banque mondiale, Mustafa Zakir Hussain, «ce sont des réformes profondes et séquentielles qui peuvent aider à transformer le secteur de l’énergie en un secteur abordable pour le pays et à renforcer la structure concurrentielle du secteur des Tic pour améliorer la qualité des services et réduire les prix». Sur l’économie numérique, ajoute-t-il, «le Sénégal sera le deuxième pays en Afrique à disposer d’une loi exclusivement dédiée aux startups, ce qui traduit le sérieux avec lequel le gouvernement aborde ce domaine de l’économie».
Les Conseils d’administration de la Bad et du Fad ont accordé la semaine dernière un prêt de 41,21 milliards de francs Cfa au gouvernement du Sénégal pour la mise en œuvre de la première phase du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes (Pavie I). Un projet géré par la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj).

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