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La 25ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis a été clôturée et bien clôturée en apothéose dans la nuit du dimanche par l’incontournable Lucky Paterson. L’Américain, invité pour la troisième fois, a été plus qu’impérial.

En tee-shirt blanc, pantalon blanc et chaussures blanches, Lucky Paterson est en terrain bien connu. Déjà en 1993, il avait joué à Saint-Louis et marqué tous les esprits alors qu’il était encore très jeune. Il était également revenu en 2014. Alors tête d’affiche de la 23ème édition, Paterson avait mis Saint-Louis à ses pieds. Pour la clôture de la 25ème édition, le jazzman a remis ça. Il se signale dès son arrivée sur scène. Devant son piano, il joue avec beaucoup d’aisance et de douceur un jazz classique, celui-là même qui a fait déplacer des centaines d’amateurs de cette musique dite élitiste.
Fidèle à ses habitudes, il fait monter la gamme avec des notes plus intenses par des gestes furtifs de la jambe et fait un clin d’œil au public. Par sa voix chaude et éraflée, il chante. Plus qu’un simple chanteur, l’artiste installe un dialogue avec le public qui non seulement savoure, mais l’accompagne. Paterson fait nettement la différence en véritable tête d’affiche. Sa prestation est de loin meilleure à tout ce qu’on a vu depuis le début de ce rendez-vous. Même s’il faut le reconnaître, elle n’enlève en rien le mérite des autres artistes invités. Tellement son parcours est riche et parsemé de succès grandioses.
Paterson avait une surprise pour le public. Il fait venir sur la scène sa compagne, Tamara, qui rajoute à l’ambiance déjà installée par son mentor. Le concert n’en est qu’enrichi avec un public qui danse et applaudit à tout rompre. Cerise sur le gâteau, Lucky Paterson s’empare de sa guitare, celle-là même avec laquelle il avait ébloui le public de Saint-Louis il y a trois ans. Son talent de guitariste n’est plus une découverte. Saint-Louis avait aimé sa brillante prestation d’alors et c’est donc avec joie que le public l’accueille. Lucky met en exergue ses dons exceptionnels. L’ambiance atteint son paroxysme pour une clôture en apothéose.

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