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Présent lors du vote du budget du département des Sports en décembre dernier, le ministre des Finances avait donné des assurances pour que le Fonds national de développement du sport voie enfin le jour. «Je voudrais vous rassurer sur la mise en place d’un Fonds de développement pour alléger certaines dé­penses urgentes de votre département», avait promis Abdoulaye Daouda Diallo à son collègue des Sports, Matar Ba, à l’issue du vote de son budget qui est aujourd’hui de 15 milliards Cfa.
La création de ce Fonds, devant permettre au patron du sport sénégalais et son équipe de mieux gérer les compétitions internationales, a été appréciée à sa juste mesure par Matar Ba. «Il faut saluer ce que le ministre des Finances a annoncé pour la création d’un Fonds qui sera logé dans un compte pour gérer les compétitions internationales», s’est-il félicité. Avant d’ajouter : «Vous savez, le processus de décaissement est des fois très long et quand il s’agit de déplacement de l’Equipe nationale qui est une obligation, le ministère des Sports a souvent des difficultés à mobiliser à temps les moyens pour prendre en charge ces questions. Quand ce Fonds sera mis en place, cela permettra de faciliter la prise en charge des problèmes du sport sénégalais.»

Malgré les assurances du ministre des Finances…
Mais depuis, rien n’a bougé. Près de 7 mois après, rien de concret malgré les assurances du ministre des Finances. Ce qui a certainement poussé le président de la Fédération sénégalaise de handball, par ailleurs député à l’Assemblé nationale, à demander qu’on rouvre ce dossier du Fonds de développement qui sera une vraie bouffée d’oxygène pour la tutelle devant gérer une cinquantaine de fédérations souvent appelées à participer aux compétitions internationales. Une structure d’ailleurs qui est devenue une nécessité suite à l’annulation du Fonds de relance.
Attendu depuis des années, ce Fonds de financement est un vœu de la famille sportive qui a longtemps souhaité la mise en place d’une telle structure pour une meilleure prise en charge des primes et de la préparation des athlètes sénégalais pour les joutes internationales.
Le débat s’était posé entre le ministère des Sports et le Cnoss sur l’utilité de la mise en place «d’un Fonds ou d’une Fon­dation» pour financer le sport sénégalais. La tutelle était pour un Fonds de développement, là où le mouvement olympique jugeait plus intéressant la création d’une Fondation, avec l’avantage d’avoir «des dons défiscalisés». Finalement, la création d’un «Fonds national de développement du sport» a été retenue par l’Etat.

Distinction : Matar Ba, meilleur manager africain du sport

Le ministre des Sports, Matar Ba, a été distingué du Prix africain de développement (Padev) qui récompense le meilleur manager africain du secteur, informe le communiqué. Le ministre a été désigné par un jury qui regroupe des organisations de la société civile des 12 pays dont la Fondation 225, une Ong à but humanitaire fondée en 2012 à Ouagadougou.
Suivant la délibération du jury du Padev, le patron du sport sénégalais a été choisi pour «l’important volume d’activités» de son département ainsi qu’une gestion «appréciée de tous».
Cette distinction, créée en 2006 à Abidjan, est décernée chaque année à «des personnes physiques et morales, dont les œuvres dans les secteurs d’activités respectifs par leur qualité et leur impact, constituent des modèles de contribution au développement de leur pays, partant de l’Afrique. Ce mérite est également reconnu à celles qui œuvrent à la création d’Etats africains démocratiques et de paix», précise le communiqué du Padev.
Le ministre des Sports et les différents lauréats recevront leurs distinctions au cours d’une cérémonie solennelle prévue le 19 juillet prochain à Kigali, au Rwanda.
wdiallo@lequotidien.sn
hdiandy@lequotidien.sn

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