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Pour appuyer les pays de l’Afrique de l’Ouest dans les domaines des infrastructures de transport et de l’énergie, de la compétitivité, du commerce et la création d’emplois, l’Union européenne (Ue) a annoncé un nouveau financement de plus de 146 milliards de francs Cfa.

L’Union européenne (Ue) a annoncé, mardi en marge du sommet Ue-Afrique tenu la semaine dernière à Abidjan, le financement de nouveaux projets d’un montant de plus de 146 milliards de francs Cfa. L’objectif, explique-t-on dans un communiqué, «est d’appuyer les pays de l’Afrique de l’Ouest dans les domaines des infrastructures de transport et de l’énergie, de la compétitivité, du commerce et la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes et les femmes, et à stimuler une croissance économique inclusive». Cet appui de l’Ue, note le document, «témoigne de son engagement à offrir un environnement attrayant et durable aux entreprises et aux personnes qui souhaitent vivre et travailler dans la région».
«Cet important financement démontre une fois de plus notre engagement permanent dans la région et nous sommes convaincus qu’il participera à surmonter certains défis parmi les plus urgents. Sur ce montant total, environ 86 milliards de francs Cfa serviront à soutenir les investissements dans 7 projets d’infrastructures de transport et d’énergie propre et environ 60 milliards de francs Cfa iront à 2 programmes visant à améliorer la compétitivité économique et le commerce», a déclaré Neven Mimica, le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement, cité dans le communiqué.
Aux yeux de ces partenaires techniques et financiers, «les investissements dans les infrastructures sont essentiels pour soutenir la compétitivité et constituer un catalyseur fondamental de l’intégration régionale». Aujourd’hui, mentionne le document, «5 projets régionaux de transport ont été signés avec la Bad pour la construction ou la réhabilitation des corridors de transport essentiels entre les pays d’Afrique de l’Ouest y compris Lomé-Cotonou, Abidjan- Lagos ; Bamako-San Pedro ; Burkina Faso-Niger, la construction du pont de Rosso entre le Sénégal et la Mauritanie ainsi que la mise en œuvre de mesures de facilitation du transport et du transit routier sur cet axe. L’Ue a consacré plus de 70 milliards de francs Cfa à ces projets». En outre, «l’Ue a signé deux accords pour soutenir des projets d’investissement nationaux : une première contribution de plus de 6 milliards de francs Cfa avec l’Afd pour le développement d’une centrale solaire au Bénin et une seconde contribution de plus de 8 milliards de francs Cfa signée avec la Banque européenne d’investissement (Bei) pour financer le projet de modernisation du réseau électrique sénégalais».

Programme de compétitivité de l’Afrique de l’Ouest
Mais de l’avis de ces bailleurs de fonds, «tous ces investissements ne peuvent avoir un réel impact positif pour les économies ouest-africaines que si la compétitivité de la région s’améliore et que le secteur privé, en particulier les Pme, se développe». Tel est, selon eux, «l’objectif du Programme de Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest présenté en présence des pays bénéficiaires de l’Afrique de l’Ouest. La première phase de ce programme couvre 8 pays de la région, notamment le Cap-Vert, la Cote d’Ivoire, le Ghana, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra-Leone et le Togo, pour un montant de plus de 47 milliards de francs Cfa». Par ailleurs, indiquent-ils, «le programme soutiendra le secteur privé dans certaines chaînes de valeur durables présentant le plus fort potentiel de création d’emplois et d’exportation, telles que l’agro-industrie, le textile et l’habillement, les Tic, les énergies renouvelables et la culture, et contribuera à améliorer le climat des affaires dans la ré­gion».

Facilitation du commerce
L’amélioration des investissements et l’accroissement de la compétitivité sont des conditions essentielles pour accroître le commerce en Afrique de l’Ouest, assure L’Ue, qui a également annoncée «une contribution de plus de 13 milliards de francs Cfa à un programme plus vaste sur la facilitation du commerce élaboré en collaboration avec les Pays-Bas et l’Usaid. Le programme soutiendra les mesures de facilitation du commerce existantes, améliorera la circulation des marchandises dans certains corridors et soutiendra de manière coordonnée, les petits commerçants, y compris les femmes de la région de l’Afrique de l’Ouest».
dialigue@lequotidien.sn

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