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247 milliards de francs Cfa : c’est le montant des besoins de financement du Programme national de développement de l’élevage 2017-2021, inclus dans le plan d’investissement. Sur cette somme, 129 milliards Cfa sont déjà disponibles, selon le ministre porte-parole du gouvernement. Seydou Guèye annonce une potentielle effectivité de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale de 2004 avec son fonds qui sera ouvert aux secteurs de l’élevage, de l’agriculture, du développement durable et de la pêche.

Le sous-secteur de l’élevage occupe, selon le porte-parole du gouvernement, 47% des ménages ruraux, soit 1/3 de la population active du pays. Ainsi, informe-t-il, les dotations budgétaires sont passées de 2012 à 2018 de 9,5 à 22 milliards de francs Cfa. Cette progression pose le problème de financement du sous-secteur. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’organisation d’une réunion interministérielle consacrée à ce sujet. On retient de cette rencontre qu’au «regard des actions inscrites dans le plan d’investissement du programme national de développement de l’élevage 2017-202, les besoins sont estimés à 247 milliards de francs Cfa dont 129 milliards sont déjà disponibles». Selon Seydou Guèye, la problématique globale du financement à travers les questions foncières, la fiscalité en termes d’environnement à mettre en place, les infrastructures d’appui à la production, notamment l’accès à l’eau, les pistes de désenclavement, la mise à niveau et la structuration des filières et l’appui-conseil et la formation des éleveurs et de leur mutuelle sont les 4 points débattus lors de cette rencontre. A cet effet, informe le porte-parole du gouvernement, le Premier ministre  recommande au président de la République de décider de l‘opérationnalisation effective et l’optimisation du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral. Seydou Guèye explique : «La loi d’orientation agro-sylvo-pastorale de 2004 n’est pas effective. Au cœur de celle-ci, il y a ce fonds. Le rationnaliser et le rendre effectif devra permettre de structurer en guichet, afin que les secteurs de l’élevage, de l’agriculture, du développement durable et de la pêche puissent accéder aux ressources.» Pour le renforcement des dotations budgétaires, il est aussi recommandé «d’optimiser les mécanismes et les procédures de la délégation à l’entreprenariat rapide jeune et femme pour passer à l’échelle sur les différents modèles qui ont été expérimentés avec les partenaires et les programmes et projets mis en œuvre par le ministère de l’Elevage». Aussi, «la contribution des interprofessions sous forme de prélèvement à partir des filières de production» est souhaitée. En outre, il est recommandé au Président «d’améliorer et optimiser au travers de la mutualisation la contribution des partenaires, celle du secteur privé et celle des collectivités locales». La structuration des filières a été au cœur des échanges. D’après Seydou Guèye, il a été dit au ministre du Commerce de «mobiliser à travers le programme de mise à niveau de l’Adepme des programmes de renforcement de capacités ma­nagériales, mais aussi des capacités des organisations pour développer une compétitivité par les prix du secteur par sa mise à niveau». L’adoption des crédits sur les circuits de production est souhaitée.
mgaye@lequotidien.sn

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