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Le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Ba, invité devant le Grand jury de la Rfm, considère «qu’en terme de rythme, le régime de Macky Sall est moins endetté que celui d’Abdoulaye Wade».

La dette publique ne cesse d’augmenter. Elle est maintenant évaluée  à 5100 milliards de francs Cfa, selon le ministre de l’Economie, des finances et du plan. Mais aux yeux d’Amadou Ba, qui était hier, l’invité du grand jury de la Rfm, il n’y a pas péril en la demeure. «Le rythme de reconstitution est important, mais la vitesse à laquelle la dette a cru entre 2006 et 2011 et entre 2012 et maintenant, montre que l’endettement a été divisé par deux», explique l’argentier. Ainsi considère-t-il, «en terme de rythme, le régime de Macky Sall est moins endetté que celui de Wade». Il rappelle qu’en «2012, lorsque le président Macky Sall est arrivé, son prédécesseur (Amadou Kane) parlait de reprofilage. En ce moment, la dette à court terme, représentait 63% de notre endettement. Il a fallu s’endetter pour reprofiler la dette et ça a eu un impact important sur l’encours de la dette qui est tout à fait soutenable et représente à peu près 30% de nos recettes, alors qu’en 2011, le service de la dette représentait 34% de nos recettes». Le ministre précise aussi, que le gouvernement de Macky Sall ne s’endette pas pour «faire du fonctionnement, mais pour faire des investissements dans les besoins vitaux du pays», tout en restant «vigilant».    «Nous avons un ratio d’endettement de 60%  du Pib par rapport au seuil communautaire de 70%», soutient Amadou Ba. Avant d’indiquer : «Pour l’essentiel, nous avons une dette multilatérale, une dette très longue, avec une concessionnalité qui varie entre 15 et 50%, une maturité qui varie entre 20 et 25 ans. Cela représente à peu près 49% de la dette publique. Je pense qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Nous avons pris des mesures très transparentes dans le budget. C’est de dire aux députés, vous nous autorisez à aller nous endetter, mais  chaque fois que nous sortirons de notre trajectoire, s’il y a un élément exogène sur lequel nous n’avons pas d’emprise, qui fait qu’aujourd’hui, le cadre pourrait bouger, on reviendra à l’Assemblée pour revoir un peu l’endettement de ce pays».
dialigue@lequotidien.sn

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