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La Soboa est en pleine phase de redynamisation de ses activités au Sénégal. Elle est en train de déployer de nouveaux programmes d’investissement pour améliorer sa productivité. Malgré tout, les responsables de la filiale du groupe Castel au Sénégal restent préoccupés par la hausse des droits d’accise sur les boissons gazeuses et la bière.

Le Directeur général de la Société des brasseries ouest africaine (Soboa) n’a pas caché son inquiétude par rapport à la hausse des droits d’accise sur les boissons gazeuses et les boissons alcoolisées comme la bière. A l’issue de la visite que l’ambassadeur de France, Christophe Bigot, a effectuée hier dans leurs loaux, Damien Baron a affirmé que cette taxe est passée cette année, pour les boissons gazeuses, de 3% à 5%. En ce qui concerne la bière, le taux est à 40%. «On est un peu inquiet. Le droit d’accise, c’est une taxe qu’on paie sur les prix de vente. Elle est déjà très élevée, 40%, et passerait peut-être à 50%. Ce qui pour nous est dramatique, parce qu’on ne peut pas la répercuter sur les prix de vente», regrette le Dg de la Soboa.
N’empêche, la filiale du groupe Castel au Sénégal est en pleine phase de redynamisation de ses activités à travers le pays. Elle est en train de déployer de nouveaux programmes d’investissement pour améliorer sa productivité, booster ses ventes et être présente sur tout le territoire. Cela, afin de faire face à la concurrence qui l’assaille. «On a nos ventes qui ont baissé depuis quelques années. Nous voulons sortir de ce cercle. C’est pour cela qu’on a investi 5 milliards de francs Cfa cette année. On a une très forte concurrence, notamment des produits importés», souligne M. Baron.
En termes de parts de marché, la Soboa contrôle les 60% du marché national, le reste est sous le contrôle des autres producteurs locaux et des importateurs. Ainsi indique l’industriel, en 2017, la Sobao a fait un chiffre d’affaires de 36 milliards de francs contre 32 milliards en 2016 et a contribué à hauteur de 9 milliards de francs Cfa au budget de l’Etat du Sénégal.

Recul de la part de marché des entreprises françaises

Les entreprises françaises bien cotées au Sénégal. Mais de plus en plus, leur position par rapport à la concurrence régresse. De 25%, leur part de marché a chuté à 15%, selon M. Christophe Bigot. Mais cette situation ne dérange pas l’ambassadeur de France au Sénégal, qui visitait hier les installations de la Soboa. Car explique le diplomate, le Sénégal est un pays moderne, qui est dans la globalisation de l’économie mondiale. Ainsi, dit-il, le pays met toutes les sociétés en concurrence. A son avis, le monde est maintenant tellement compétitif que les entreprises françaises doivent être en mesure d’apporter les meilleurs produits. L’avantage que les entreprises Françaises ont, c’est qu’elles sont bien connues, elles ont une relation étroite avec le pays. Elles sont présentes aussi bien dans les moments de forte croissance que dans les moments difficiles.
dialigue@lequotidien.sn

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