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Bassirou Samba Niasse, Dgid.

Moins de 500 mille personnes paient l’impôt au Sénégal sur une population active de 6 millions 600 mille personnes avec une population globale d’environ 16 millions. Le projet «Yaatal natt» vise à élargir la participation des populations.

L’impôt, c’est le prix de l’émergence et du développement solidaire. Cependant au Sénégal, le système fiscal national est assis sur 85 mille personnes que gère la Direction générale des impôts et domaines (Dgid). Et sur cet effectif, «seuls 25 mille personnes paient l’impôt», a regretté hier Bassirou Samba Niasse à la Rentrée fiscale 2020 de la Dgid.
Aussi, le système fiscal est assis sur des salariés du secteur privé et du public connus par les services de la Dgid qui ne dépassent guère 450 mille personnes. «Nous sommes moins de 500 mille personnes à payer directement l’impôt sur une population active de 6 millions 600 mille personnes, avec une population globale d’environ 16 millions de personnes», déplore encore M. Niasse.
Au-delà d’une assiette fiscale «étriquée», l’assiette foncière immatriculée est très faible, sans oublier les limites de l’Administration qui n’est pas présente partout, alors que le gouvernement cherche une réponse structurelle pour le financement nécessaire à la mise en œuvre du Pse 2. Le projet dénommé Yaatal natt ambitionne ainsi d’augmenter l’assiette fiscale par un procédé original qui vise à amener les gens à consentir volontairement au paiement de l’impôt. Afin que les populations adhèrent massivement, les artistes, les chefs religieux et coutumiers, le patronat sont dans la boucle pour servir de relai au niveau de la base et faire en sorte que le consentement à l’impôt soit une réalité.
Si le projet Yaatal natt qui vise 500 mille contribuables cotisant réellement réussit, il est évident que le personnel doit également bouger. A ce jour, la Dgid compte 1 280 agents.
L’adhésion de tout le monde, en particulier des entreprises, demande une souplesse pour leur permettre de développer leurs activités. Et comme mesure de soutien, il est préconisé dans le Yaatal natt un dispositif allégé pour les entreprises qui acceptent d’adhérer au projet et qui viennent s’immatriculer. Cela suppose, selon le Dgid, «que toutes les entreprises qui existent et qui ont des prises en charge importantes, qu’on trouve des mesures, mais cela c’est sous réserve de la loi. On trouve des mesures pour alléger la dette fiscale ou certains arriérés fiscaux pour prendre en charge les entreprises en difficultés». «La base, c’est d’abord la maîtriser, la maintenir, un recrutement, mais aussi faire en sorte que les entités qui existent puissent continuer à exister», a dit M. Niasse.

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