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Un gendarme à la retraite a eu la surprise de sa vie, quand il a trouvé un bébé de sexe masculin abandonné sur le seuil de sa porte. C’était le vendredi dernier à Fith Mith, à Guédiawaye.

Le mal perdure encore. L’aban­don des nouveau-nés semble faire partie des pratiques immuables de plusieurs femmes dans la banlieue dakaroise. Vendredi dernier, vers 22 heures, un bébé de sexe masculin, vivant et bien enroulé dans un pagne, a été retrouvé abandonné devant le domicile d’un gendarme à la retraite. Ce dernier, alerté par le voisinage, a aussitôt appelé les éléments de la police de Golf Sud.
Le bébé a été confié à une certaine Mme Ndoye, sage-femme du poste de santé de la commune de Fith Mith à Guédiawaye, où il a été retrouvé. L’enfant, admis dans les locaux du poste de santé, a bénéficié d’un examen médical bien fouillé pour déceler d’éventuels symptômes d’une malformation ou une quelconque anomalie physique, ce qui ne sera heureusement pas le cas.
Ayant constaté son bon état de santé, la police a demandé à la dame si elle était en mesure de le garder et d’en assurer l’alimentation, en attendant qu’une solution fut trouvée, ce que Mme Ndoye a accepté. Depuis vendredi dernier, elle a la garde du bébé à titre provisoire. Les employés de la structure de santé se sont cotisés pour acheter des couches au bébé, ainsi que du lait, des vêtements et un biberon. Néan­moins, assure Mme Ndoye, «je suis prête à garder l’enfant si la justice me le confie. Ces genres de pratiques, on croyait en avoir fini. Malheureusement, cela ne semble pas être le cas».
Dans le quartier, l’émotion est palpable, particulièrement chez les femmes qui se sentent touchées par l’acte de l’une de leurs semblables. Cela n’a pas empêché la police d’ouvrir une enquête pour trouver la responsable de cet acte.
latifmansaray@lequotidien.sn 

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