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Trahi par une vidéo mise en circulation par Mariama Monique Diatta, le prévenu Ibrahima Ndiaye a avoué avoir entretenu des rapports sexuels avec un partenaire de même sexe. Il a été condamné hier à 6 mois de prison ferme. Sa co-prévenue a écopé de 2 ans dont 3 mois d’emprisonnement ferme. Les faits se sont passés à Liberté 4.

Poursuivi pour le délit d’actes contre-nature, le prévenu Ibrahima Ndiaye est passé vite à table. Dans une salle des Flagrants délits bondée de monde, il a avoué avoir entretenu des relations sexuelles avec son partenaire, un certain Claude. Ce dernier est aujourd’hui dans la nature. Il avait pris la fuite après que l’affaire a été ébruitée au quartier Liberté 4. Physique bien imposée, barbe touffu, l’homme a laissé le public bouche bée. Dans son pantalon jean associé à un t-shirt blanc, il s’est arrêté devant la porte du box des prévenus faisant signe de la main à un individu dans la masse. Il vient d’être condamné à une peine de 6 mois de prison ferme. Son pardon et ses regrets exprimés au juge et ses assesseurs n’ont pas pesé lourd sur la balance judiciaire. «Il me faisait souvent des propositions mais je refusais. Je ne le ferai plus jamais de ma vie. J’avais des soucis d’argent», a-t-il servi pour se tirer d’affaire. Comment cette histoire passée dans l’intimité d’une chambre a été révélée au grand public ?
Le jour des faits, les deux hommes ne doutaient pas que leurs ébats étaient en train d’être filmés par la fille Mariama Monique Diatta. Depuis les toilettes, elle n’a rien raté de cette scène. Alors, elle gardera jalousement les images dans la galerie de son téléphone portable jusqu’au jour elle décide de transférer la vidéo à sa copine, Astou Fall. La scène passera par la suite de portable en portable. Après, Ibrahima Ndiaye n’a eu son salut qu’à l’intervention de la police face à une foule surexcitée devant chez lui. La semaine dernière, la co-prévenue de Ibrahima avait nié les faits. Mais hier, elle a plaidé coupable. «Je suis désolée, je l’ai fait par curiosité. C’était la première fois que je voyais des garçons s’adonnaient à une telle pratique. Je ne savais vraiment pas que cela pouvait engendrer toutes ces conséquences», s’est-elle désolée. Devant les aveux du prévenu, le procureur dira que les faits sont établis. Pour Mariama, le maitre des poursuites pense aussi que la collecte illicite, la distribution de vidéo contraire aux bonnes mœurs sont constantes. Pour la répression, il a requis 1 an de prison ferme contre Ibrahima et pour Mariama, 2 ans dont 1 mois ferme. Finalement elle a été condamnée à 2 ans dont 3 mois ferme.
Mais pour son avocat, «il n’y avait pas cette intention de nuire à Ibrahima Ndiaye. Ce sont des jeunes filles qui regrettent cet acte. Une faute déjà reconnue est à moitié pardonnée. Elle a demandé clémence. Elle a l’avenir devant elle, elle a peut-être l’occasion de se ressaisir», a plaidé son conseiller. L’avocat du jeune homme, lui a tenté de faire comprendre au Tribunal ce qui a poussé son client dans ces travers. Selon lui, «ce malheureux Ibrahima, ce qui lui est arrivé résulte d’un concours de circonstances. Il a été victime d’une précarité. Il est devenu une proie facile pour tous les prédateurs notamment ces prédateurs sexuels. Cette image l’habitera toute sa vie. On a fini de lui jeter l’opprobre». Il a été chassé, dit-il, de la maison familiale par son père.
msakine@lequotidien.sn

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