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Les prévenus, Mohamed Sylla et Seydina Bah, risquent 2 ans de prison ferme. Le premier est poursuivi pour offre et cession, le second pour le délit de trafic de drogue. Ils ont été présentés hier au juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar. Les prévenus, Mohamed Sylla et Seydina Bah, risquent 2 ans de prison ferme. Le premier est poursuivi pour offre et cession, le second pour le délit de trafic de drogue. Ils ont été présentés hier au juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar.

Etudiant en électromécanique, Mohamed Sylla et son présumé acolyte, Seydina Bah, risquent 2 ans de prison ferme pour les délits d’«offre et de cession de chanvre indien, trafic de drogue». Attraits hier devant le juge des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar, les deux prévenus ont nié les faits qui leur sont reprochés.
Le jugement sera rendu vendredi prochain. En effet, les policiers du commissariat de Dieuppeul ont arrêté en premier, le sieur Sylla, près du terrain de Liberté IV, qui serait en possession de la drogue. Interrogé sur sa provenance, le mis en cause a désigné Seydina comme son fournisseur, selon le procès-verbal d’enquête de la police. Alors, pour appréhender le sieur Bâ, les limiers l’ont appelé à partir du téléphone de Mohamed Sylla pour le localiser. Et les minutes qui ont suivi, ils ont débarqué chez les Bâ pour mettre la main sur leur fils.
D’après le procès-verbal, Seydi­na Bâ a reconnu devant les éléments enquêteurs être un dealer. Mais hier à la barre, le prévenu a balayé d’un revers de la main cette assertion. «C’est le policier Babacar Ndiaye qui est à l’origine de tout ce qui m’arrive. Je ne lui ai rien fait. Mais là où il me trouve même avec ma pièce d’identité, il me conduit à la police», a accusé le prévenu.
Son codétenu a soutenu qu’il n’a jamais été arrêté en possession de drogue. Elle a été retrouvée, dit-il, à proximité de là où il se trouvait.
Dans son réquisitoire, le procureur a martelé que «les dénégations des deux prévenus ne sauraient prospérer». Et de renchérir : «Mohamed avait reconnu avoir détenu 10 cornets de chanvre indien. Il avait désigné nommément Seydina, connu des services de police, comme son fournisseur. Le domicile de Seydina semble être le lieu de rendez-vous des personnes qui s’adonnent à la drogue.» Pour conclure, le représentant du ministère public a déclaré que les faits sont constants. Il a requis une peine de 2 ans de prison ferme.
Dans sa réplique, l’avocat de Seydina Bah s’est posé les questions suivantes : «Est-ce qu’on doit condamner sur la base de réputation ? Est-ce qu’il a été appréhendé par les policiers de Dieuppeul en possession de drogue ?» Me Bassirou Sakho a répondu par la négative à ces deux interrogations. Avant de poursuivre : «Ce n’est pas de la justice. Ce n’est pas sérieux de condamner sur la base d’une réputation. Mon client a été bafoué, malmené, harcelé. Il n’y a pas de preuve contre lui.» Il a plaidé le renvoi des fins de la poursuite sans peine, ni dépens de celui-ci.
Par ailleurs, les conseillers de Mohamed Sylla ont sollicité la relaxe de leur client au bénéfice du doute. Maitres Michel Bass et Iba Mar Diop ont dénoncé le «non-respect» de l’article 5 du Règlement 5 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui ordonne la notification à la personne interpellée de se faire assister par un avocat. Selon eux, il y a encore des réticences dans certains commissariats pour l’application de cette mesure communautaire.
msakine@lequotidien.sn

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