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En vue de prévenir, mais aussi de résoudre les conflits qu’elle rencontre dans sa gestion foncière, la commune de Ndiob, soutenue par le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad), a organisé le week-end dernier à l’intention des acteurs communautaires locaux, un atelier de renforcement de capacités sur la gouvernance foncière et l’élargissement de la commission domaniale aux organisations de la société civile locale.

«Ndiob fait partie des communes du Sénégal qui ont le plus de problèmes liés au foncier.» Le constat est du 1er adjoint au maire de cette localité située à l’extrême-nord du département de Fatick. «Nous avons beaucoup de problèmes liés au foncier, parce que c’est une question que les gens ne maîtrisent pas. Et depuis notre installation en 2014, nous avons hérité de problèmes que nous ne parvenons pas encore à résoudre : des fois ce sont des marabouts qui viennent accaparer des terres, ou bien ce sont des gens qui avaient quitté la localité et qui, 30 ans après, reviennent pour récupérer leurs terres», a informé Oumar Bâ pour s’en désoler. D’où la nécessité pour sa collectivité locale de trouver les voies et moyens à même de résoudre, mais aussi de prévenir les conflits nés de la gestion foncière en milieu rural. A cet effet, le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) a organisé vendredi et samedi derniers, à l’intention des acteurs communautaires locaux, un atelier de renforcement de capacités sur la gouvernance foncière et l’élargissement de la commission domaniale aux organisations de la société civile locale. Une session de formation qui, à en croire Mbaye Niang, responsable du service d’appui au programme du Congad, vise d’abord à renforcer les capacités des acteurs locaux sur la gouvernance foncière en zone rurale notamment en ce qui concerne les procédures foncières, les voies de recours et les obligations des acteurs. Ensuite, sensibiliser lesdits acteurs sur les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers de la Fao ; diffuser largement les guides d’information foncière portant les procédures foncières et les directives volontaires. Enfin, il s’agira d’appuyer la mise en place d’une commission domaniale élargie aux représentants d’acteurs de la société civile locale. «Nous pensons que la meilleure manière d’impliquer les populations, c’est de mettre en place des approches et des mécanismes pour leur permettre d’être associées dans la gestion du foncier à l’échelle locale. C’est dans ce cadre que nous avons mis en place, depuis bientôt cinq ans, la commission domaniale élargie aux acteurs de la société civile et la charte locale de gouvernance foncière. Nous les avons expérimentées dans cinq communes du pays et ces deux outils ont effectivement montré des résultats probants par rapport à l’implication des populations dans la gestion foncière», a renseigné M. Niang
dndong@lequotidien.sn

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