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Les terrains faisant l’objet d’un titre foncier représentent une infime partie du territoire national. «Nous avons recensé 122 mille 206 titres fonciers créés à travers l’histoire du Sénégal», a dit le ministre de l’Economie, des finances et du plan. À l’indépendance du Sénégal, informe-t-on, les droits de propriété créés par l’autorité administrative coloniale ont cohabité avec des droits de propriété coutumiers et administratifs souvent matérialisés par des titres précaires. Pour encourager la régularisation des terrains, le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de transformer gratuitement les titres précaires en titres fonciers. «La régularisation de ces titres constitue une avancée très importante, de grande portée historique et économique», estime Amadou Ba.
«La mesure est révolutionnaire et historique», selon les représentants des acteurs du foncier, des chefs religieux et coutumiers, des élus locaux, des communicateurs traditionnels qui ont été sensibilisés hier, à travers une réunion. «Une vulgarisation réussie de cette initiative du gouvernement permettra d’augmenter le nombre de titres à créer et va favoriser un regain de dynamise sur le marché de l’immobilier et de l’investissement», convainc Amadou Ba. Pour faciliter la mise en œuvre de la mesure, le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre dans chaque centre de services fiscaux des guichets uniques dédiés à la transformation de permis d’habitat et titres similaires en titres fonciers, élaborer un plan de communication avec l’usage des langues nationales et recruter des volontaires itinérants pour appuyer la communication sur le processus. Pour permettre aux Sénégalais d’accéder à la propriété, l’Etat va renoncer à des dizaines de milliards à travers cette opération. «Seul le processus pourra aider à fixer le niveau de renonciation de l’Etat en terme de recettes», a précisé Birima Mangara, ministre délégué chargé du Budget.

ksonko@lequotidien.sn

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