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Pour consolider les acquis en matière de dissémination et d’opérationnalisation des directives volontaires, un atelier de renforcement de capacités a été organisé à l’intention des acteurs des para-juristes et animateurs fonciers.

L’Association des juristes du Sénégal, en partenariat avec la Coopération italienne et la Fao, vient de boucler à Thiès, un atelier de renforcement de capacités des para-juristes et animateurs fonciers sur les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts au Sénégal. Lequel atelier de formation de trois jours s’inscrit dans le cadre  de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la diffusion et de l’opérationnalisation des directives volontaires au Sénégal. En effet, explique la présidente de l’Association des juristes sénégalais (Ajs), Fatoumata Dièye Ndiaye, les Directives volontaires (Dv) constituent le premier document négocié à l’échelle mondiale consacré à la reconnaissance et la protection des droits fonciers. «Ils favorisent l’éradication de la faim et de la pauvreté et soutiennent le développement durable et la protection de l’environnement.» Elle estime qu’au Sénégal, «les populations sont confrontés à des conflits fonciers dus à des accaparements  de terres. Et les femmes sont victimes de discrimination dans la gouvernance foncière en général». D’où la pertinence, selon la Présidente de l’Ajs, de former les para-juristes et les animateurs fonciers qui sont les acteurs locaux qui fournissement l’appui/conseil aux populations rurales sur les problématiques foncières. Ce d’autant qu’ils sont chargés d’accompagner les couches vulnérables à obtenir et à délivrer un titre d’occupation.  «Ce qui nous intéresse le plus sur ces Dv, c’est l’équité et la légalité dans la gouvernance foncière». L’atelier qui a regroupé, trois jours durant, les acteurs des régions de la zone nord et centre, notamment Louga, Saint-Louis, Matam, Dakar, avait pour objectif, d’une part, de consolider les acquis en matière de dissémination et d’opérationnalisation des Dv, notamment au niveau local. D’autre part, de partager les orientations retenues dans le document de politique foncière ainsi que le degré de prise en compte des droits des femmes et jeunes. «Nous allons surtout renforcer les capacités des bénéficiaires pour l’appropriation des Dv, les informer des principes et possibilités d’utilisation des Dv dans la mise en œuvre dans leurs activités au bénéfice des populations. Egalement les informer de l’état d’avancement du processus de réforme foncière au Sénégal et des orientations retenues dans le document de politique foncière, pour ensuite opérationnaliser les Dv au niveau local», précise Mme Dièye.
A la fin de la session de formation, il est attendu, des bénéficiaires, selon la présidente de l’Ajs, de pouvoir expliquer et faire comprendre aux autres acteurs locaux les principes et le contenu des Dv, ainsi que leurs utilités pour la facilitation de l’accompagnement des femmes et des jeunes dans les procédures de demandes d’affectation des terres…
nfniang@lequotidien.sn

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