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Des membres de la Société sénégalaise du droit d’auteur et droits voisins (Sodav) étaient à Diourbel cette semaine pour installer les membres du Conseil d’administration de la région. Une initiative qui vise à prendre en compte les préoccupations des artistes.

Consciente des difficiles conditions de vie des artistes, la Société sénégalaise du droit d’auteur et droits voisins (Sodav) a décidé d’installer des Conseils d’administration dans les différentes régions du pays. Sur ce, une équipe de la Sodav était à Diourbel cette semaine pour installer les membres du Conseil d’administration (Ca) de la région. «Nous sommes en tournée de préparation et d’installation de commissions ad hoc, ce qui est inscrit dans notre règlement général, pour monter des commissions au niveau des régions. Ces commissions vont suppléer le Conseil d’administration au niveau national pour pouvoir remonter les informations afin de pouvoir prendre en compte les préoccupations des artistes qui sont dans les régions», explique Moussa Diop, président de la Commission répartition de la Sodav.
Dans la même veine, il a tenu à préciser «qu’ils veulent que les artistes qui sont dans les régions puissent se sentir concernés par la Sodav, car ce sont eux-mêmes qui gèrent leur propre structure». Et M. Diop de poursuivre : «Il y a une Assemblée générale qui a été tenue à Dakar et qui a nommé 36 membres dans chaque secteur des arts. Ces instances régionales vont permettre de remonter les préoccupations parce que les artistes ont d’énormes difficultés de formation, de représentation, mais surtout de subventions et d’aides pour assurer leur développement personnel. C’est pour cela que la Sodav s’est engagée à les aider à mieux s’épanouir tout en essayant de créer de nombreuses œuvres. Nombre d’entre eux sont membres de la Sodav, mais ils ne reçoivent pas de salaires parce qu’ils n’ont pas de produits. Les artistes doivent être formés et doivent prendre en charge leur métier et le structurer», a-t-il regretté. Mais aussi, il a fait savoir que la Sodav a des fonds pour les accompagner.
Abordant la question du piratage, M. Diop a estimé que le phénomène a changé de camp, car ce qui se passe est plus grave que le piratage. «Mainte­nant, on ne peut plus sortir de Cd, ce qui va amener la copie privée. La situation est plus dangereuse et ceux qui sont dans ces commissions doivent s’activer davantage», a-t-il relevé.
Correspondante

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